Bruxelles, 06/04/2009 (Agence Europe) - Dans un communiqué de presse diffusé vendredi 3 avril, la Coordination européenne Via Campesina estime que la crise laitière européenne provoquée par les mauvaises décisions des dernières années, en particulier celles de l'UE depuis 2003, « risque de conduire à un désastre social et territorial », si on ne prend pas sans tarder les mesures suivantes concernant la maîtrise de la production, le niveau de production, le prix à la production, la répartition de la production.
Cette organisation préconise de: - baisser la production, en supprimant l'augmentation du quota de 1% de cette année et en remettant en cause celle programmée pour les prochaines années. « Puis il faut aller au-delà et réduire suffisamment le quota européen » ; - lancer un débat sur les modalités de cette baisse de production. Si l'on veut maintenir un maximum de producteurs, il faudra différencier la baisse de la production. Les petits producteurs ne doivent pas subir de baisse de production ; - maintenir une maîtrise publique de la production. Les producteurs doivent se mobiliser pour forcer l'UE à revenir sur la décision de 2003 d'abandonner les quotas en 2015 ; - assurer un revenu suffisant à tous les producteurs de lait (meilleure répartition du quota, mise en place d'un prix minimum et rémunérateur d'achat par les laiteries) ; - supprimer les restitutions à l'exportation, « forme la plus visible de dumping envers les pays tiers » ; - décourager la production laitière trop intensive dépendante du soja et favoriser la production laitière à base de fourrages locaux et de pâturages permanents (climat, biodiversité) et valoriser les modes de production plus autonomes ; - dans la perspective de 2013, il faut « développer une nouvelle politique laitière dans une PAC (politique agricole commune) où le cadre de l'OMC est remplacé par celui de la souveraineté alimentaire, indispensable pour répondre aux défis de la crise systémique actuelle (http://www.eurovia.org ). (L.C.)