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Bulletin Quotidien Europe N° 9840
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INFORMATIONS GÉNÉRALES / (eu) pe/politique rÉgionale

La crise économique attise le débat sur l'après-2013

Bruxelles, 13/02/2009 (Agence Europe) - L'avenir de la politique régionale après 2013 - et sa capacité à favoriser la reprise, la croissance et l'emploi d'ici là- était au cœur d'un débat entre les députés européens membres de la commission du développement régional du Parlement européen et leurs homologues nationaux, qui s'est tenu mercredi 11 février à Bruxelles sous la présidence de Gerardo Galeote (PPE-DE, espagnol). Dans son compte-rendu des travaux, le Parlement européen souligne notamment:

En ce qui concerne l'emploi après 2013, Ewald Stadler, membre du parlement autrichien, a indiqué que nous serons les témoins « d'un chômage massif, d'une ampleur sans précédent ». Par conséquent, a-t-il ajouté, « la politique doit avoir pour objectif d'aider les jeunes chômeurs, les femmes et les plus de 50 ans sans travail à se réinsérer dans le marché de l'emploi » parce que, dit-il, « si ils n'ont pas de travail, ils ne s'inquièteront pas non plus du climat ! ». Pour la députée polonaise Danuta Jazlowiecka, la politique de cohésion de demain « doit être construite sur le capital humain ». Elle a souligné que l'infrastructure technique et sociale nécessaire pour améliorer l'employabilité « peut coûter autant qu'une autoroute ».

À propos de l'égalité d'accès aux services, le député européen Mieczyslav Edmund Janowski (UEN, polonais) a demandé « pourquoi ne pas écrire aux citoyens de l'UE pour leur expliquer comment ont été utilisés les crédits affectés à la cohésion ? », en ajoutant: « C'est extraordinaire ce que peut apporter un euro ! ». « C'est en parvenant à une égalité d'accès de tous les citoyens à des services publics tels que l'éducation et la santé que l'on pourra mesurer le succès de la politique de cohésion », a-t-il encore affirmé.

En matière de financements, le député européen Oldrich Vlasak (PPE-DE, tchèque) et le directeur général de la DG Regio à la Commission européenne, Dirk Ahner, ont insisté sur la nécessité de moderniser le financement à base de subventions en étendant le recours « aux crédits renouvelables » qui permettent d'investir les recettes générées par des projets de développement régional dans d'autres projets similaires.

Compétitivité et/ou cohésion ? Pour le sénateur tchèque Ivo Barek, « un renforcement de la cohésion économique et sociale dynamise la compétitivité ». « Faire en sorte que la cohésion soit un complément de la stratégie de Lisbonne devrait être un objectif-clé », a renchéri Vytautas Kurpuvesas, membre du parlement lituanien, en précisant que la Lituanie affecte 50% des Fonds de cohésion qu'elle reçoit, aux objectifs de Lisbonne. Quant au sénateur italien Luigi Lusi, il pense que « les Italiens pourraient considérer la cohésion comme un test permettant de vérifier si Lisbonne fonctionne ».

Faut-il une politique européenne, nationale ou un entre-deux ? Marie Weilbull Kornias, membre de la commission du commerce et de l'industrie du parlement suédois, a déclaré que « les États membres doivent être les dépositaires de la responsabilité finale en matière de politique de cohésion ». « Nous avons besoin de véritables politiques communautaires de cohésion, pas de renationalisation », a répondu le député européen Ambroise Guellec (PPE-DE, français), doutant que les plans de crise nationaux soient nécessairement compatibles avec une approche européenne. « Une renationalisation serait un recul et ne nous aiderait pas à obtenir un succès collectif ! », a convenu Meritxell Batet, membre du parlement espagnol, en précisant que « toutes les régions doivent prendre part à la définition de la politique de cohésion et veiller à ce qu'elle soit conciliable avec les autres politiques ». Quant à son compatriote Eugenio Nasarre, il a estimé que « les fonds communautaires ne sont pas un puits sans fond ». Pour lui, le succès dépend d'une meilleure coordination des politiques de cohésion nationales et communautaires.

Faut-il une politique de cohésion pour tous ou seulement pour les plus pauvres ? Le député européen et vice-président de la commission du développement régional du PE, Jan Olbrycht (PPE-DE, polonais), a rappelé que « certains États membres voudraient que soit abandonné l'objectif 2 ». Pour Klaus Zeh, du Bundestag allemand, « les coupes soudaines dans le financement sont à éviter et une période de transition adaptée est nécessaire pour les pays concernés ».

Enfin, Eugenio Nasarre a mis en garde contre le protectionnisme, qui « s'il se concrétisait, pourrait sonner le glas de la cohésion en tant que politique cohérente ». « L'UE a toujours prôné le libéralisme des échanges, elle doit résister à la tentation du protectionnisme », a conclu le député britannique Lord Haskins. (G.B.)

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