Bruxelles, 13/02/2009 (Agence Europe) - Outre la crise alimentaire, les pays en développement, le climat, la lutte contre le blanchiment et le terrorisme et la régulation financière, le protectionnisme alimentera en grande partie les travaux de la réunion, samedi 14 février à Rome, des ministres des Finances du G-7 (Allemagne, Canada, États-Unis, France, Italie, Japon, Royaume-Uni) et de la Russie, étape qui s'inscrit dans la perspective du sommet du G-20 le 2 avril à Rome. Les ministres des Finances des sept pays les plus industrialisés devraient réaffirmer leur engagement à ne pas recourir à des mesures protectionnistes pour conjurer la crise dans leur pays. La plus grave crise économique et financière de l'après-guerre a en effet suscité de par le monde, ces derniers mois, des réflexes protectionnistes comme la clause Buy American prévue, à l'origine, dans le plan de relance de l'administration Obama aux États-Unis, les soutiens publics aux banques ou aux industries menacées comme l'automobile, mais aussi les taxes sur les importations de voitures étrangères en Russie ou l'interdiction d'importer des jouets chinois en Inde. Face à la pression protectionniste, le directeur général de l'OMC, Pascal Lamy, invité aux travaux du G-7, défendra de nouveau les vertus du libre-échange pour sortir de la crise. Il insistera sur trois nécessités: que les plans de relance ne négligent pas le commerce ; que le financement du commerce, qui est basé sur des crédits à court terme, ne soit pas freiné ; que les plans de relance incluent des volets consacrés à l'aide au développement. Pour appuyer son message, M. Lamy présentera le dernier rapport de l'OMC sur l'évolution récente du commerce en liaison avec la crise financière et l'état des politiques commerciales discuté lundi dernier à Genève et qui doit être mis à jour à la mi-mars, avant le sommet du G-20 (EUROPE n° 9837). (E.H.)