Bruxelles, 25/11/2008 (Agence Europe) - La Cour constitutionnelle de la République tchèque, qui a entamé mardi ses auditions en vue de déterminer si le Traité de Lisbonne est compatible avec la Constitution tchèque, pourrait rendre son verdict dès ce mercredi. Les juges ont entendu mardi les arguments des différentes parties, y compris le président Vaclav Klaus qui a critiqué le transfert de pouvoirs supplémentaires « entre les mains de l'UE qui n'est pas soumise à un contrôle démocratique suffisant ». « L'approfondissement de l'intégration européenne ne devrait pas avoir lieu derrière le dos des citoyens des États membres, elle ne leur devrait pas être imposée contre leur gré », a dit M. Klaus devant la Cour. S'exprimant au nom du gouvernement tchèque en faveur du traité, le vice-Premier ministre Alexandr Vondra a souligné que le Traité de Lisbonne ne transformera pas l'UE en une « fédération ». Il s'agira toujours d'une « Union d'États souverains », a dit M. Vondra. Le président Klaus a aussi indiqué qu'il ne signerait aucune loi de ratification du traité tant que l'Irlande n'aura pas ratifié le texte. (H.B.)