Bruxelles, 18/07/2008 (Agence Europe) - Le Maroc et l'UE reprennent, vendredi 18 juillet à Bruxelles, leurs discussions sur le « statut avancé ». Le groupe de travail ad hoc chargé du suivi de ces discussions impliquant aussi bien la Commission européenne et toutes ses directions spécialisées, pour les matières relevant de ses compétences, que le Conseil et les États membres pour ce qui est du chapitre PESC, devrait, au cours de cette 2ème session, s'engager dans une nouvelle étape. Le Maroc avait formulé, en mai dernier, une série de demandes qui visent à satisfaire sa volonté d'un ancrage solide à l'UE. Cela couvre une demande de renforcement du dialogue politique, la tenue de réunions institutionnalisées avec les structures du Conseil en charge de la PESC (COPS notamment) et éventuellement l'association à des déclarations européennes en matière de politique étrangère. Le Maroc participe déjà aux opérations de maintien de la paix au Kosovo, en soutien aux forces européennes. Au plan économique, Rabat souhaite être associé à des programmes et agences européennes spécialisés. Des concertations sont menées sur divers autres sujets, comme la prévention des catastrophes naturelles. C'est, dans l'ensemble, un schéma similaire à ce qui est réclamé par Israël. Le « statut avancé » en discussion avec le Maroc n'est pas exclusif et d'autres pays de la région pourraient prétendre s'engager dans une même logique d'ancrage tout en sachant que cela implique un certain nombre d'engagements réciproques. Certains experts impliqués dans le dossier auraient d'ailleurs préféré parler d'un « statut bilatéral approfondi » plutôt que d'un « statut avancé » qui laisse l'impression de privilégier un pays de la région par rapport à un autre.
Le Maroc devrait recevoir, vendredi, des premiers éléments de réponse. Celles couvertes par les matières communautaires (du ressort de la Commission) seraient, dans l'ensemble, en voie d'être satisfaites. Par contre, celles du domaine de la PESC pourraient être satisfaites mais sans la promesse d'aller jusqu'à leur institutionnalisation. La demande d'une concertation périodique au sommet, notamment, ne serait pas retenue. On s'attend du côté marocain à la mise au point d'un agenda qui sera précisé dès la rentrée avec l'espoir d'aboutir à une décision formelle au prochain Conseil d'association entre octobre et novembre de cette année. Le Maroc s'engage dans ce processus fort des appréciations portées sur son économie par le FMI. Une mission du Fonds, en visite de travail dans le pays, fin mai dernier, a non seulement salué les « bonnes performances économiques fruit des politiques économiques et financières saines » et aussi encouragé Rabat à poursuivre ses réformes auxquelles le Maroc veut associer l'UE. Rabat « se félicite de l'apport des relations Maroc-Union européenne qui, par leur densité et par la dynamique enclenchée, a permis d'obtenir les résultats positifs constatés par la mission du FMI ». (F.B.)