Bruxelles, 18/07/2008 (Agence Europe) - Le président de la Banque centrale européenne (BCE) le revendique: la lutte contre l'inflation portera ses fruits. « Ceux qui fixent les prix aujourd'hui et les partenaires sociaux doivent prendre en compte que nous serons revenus à la stabilité des prix selon notre définition (proche de 2%: NDLR) disons dans une période de l'ordre de dix-huit mois », assure Jean-Claude Trichet dans un entretien au quotidien français Le Figaro du 18 juillet. Bien déterminé à lutter contre les risques actuels d'effets de second tour, par lesquels l'augmentation des prix du pétrole et des denrées alimentaires pousserait les salaires à la hausse, il n'en démord pas: « nous devons empêcher que tous les autres prix qui dépendent de nous, par exemple les prix des services ou les salaires n'augmentent de façon anormale, comme si le niveau anormal de l'inflation présente devait durer ». Sans être un phénomène généralisé, des « signes sérieux » d'effets de second tour existent, observe à ce stade M. Trichet, qui défend la politique monétaire menée actuellement. Celle-ci « contribuera à assurer la stabilité des prix à moyen terme » et la BCE « fera à l'avenir ce qui est approprié pour assurer la stabilité des prix à moyen terme ». Et de prévoir « un creux » dans les prévisions de croissance de la zone euro « durant les deuxième et troisième trimestres, et par la suite un retour progressif à une croissance modérée ». (A.B.)