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Bulletin Quotidien Europe N° 9707
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INFORMATIONS GÉNÉRALES / (eu) ue/concurrence

Feu vert sous conditions au rachat de V&S Vin & Sprit par Pernod Ricard

Bruxelles, 18/07/2008 (Agence Europe) - La Commission européenne a autorisé, jeudi 17 juillet, le projet de rachat de l'entreprise publique suédoise V&S Vin & Sprit (V&S) par le Français Pernod Ricard. La décision de la Commission est toutefois subordonnée à la vente d'un certain nombre de marques sur les marchés où la Commission a relevé des problèmes de concurrence.

Pernod Ricard et V&S sont toutes deux des sociétés de production et de distribution de boissons alcooliques. L'enquête menée par la Commission sur l'opération envisagée a mis en évidence des problèmes de concurrence sur plusieurs marchés nationaux où l'entité issue de la concentration occuperait une position de force. Ces problèmes concernent les marchés des spiritueux anisés en Finlande, de la vodka en Grèce, du gin en Pologne et en Suède et du cognac, du porto, du whisky canadien en Suède également. Pour y remédier, Pernod Ricard a proposé de céder ses activités se rapportant aux marques suivantes: Dry Anis en Finlande, Serkova (vodka) en Grèce, Lubuski (gin) en Pologne, ainsi que Star Gin (gin), Red Port (porto) et Grönstedts (cognac) en Suède. S'agissant du whisky canadien, la société s'est engagée à ne plus distribuer la marque tierce Royal Canadian en Suède. Grâce à ces engagements, l'opération envisagée n'entraînerait, selon la Commission, aucune hausse de la part de marché détenue par l'entité en résultant sur les marchés en cause et n'entraverait pas le jeu effectif de la concurrence. La Commission a également examiné les effets potentiels sur la concurrence du regroupement des vastes gammes de boissons alcooliques vendues par Pernod Ricard et V&S. Elle a considéré que, dans la mesure où il existe d'autres entreprises dans le secteur des boissons qui, souvent, possèdent une ou plusieurs marques fortes, l'entité issue de la concentration ne serait pas en mesure de restreindre l'accès de ses concurrents au marché ou de se livrer à d'autres pratiques susceptibles de léser les consommateurs. En d'autres termes, la Commission a conclu que l'opération envisagée n'entraverait pas de manière significative une concurrence effective dans l'Espace économique européen ou une partie substantielle de celui-ci. (O.L.)

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