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Bulletin Quotidien Europe N° 9688
Sommaire Publication complète Par article 37 / 40
INTERPENETRATION ECONOMIQUE / (eu) pays en développement

Le rythme de croissance se maintient malgré un léger fléchissement prévu pour 2009, selon la Banque mondiale. - Malgré les turbulences financières dans les pays riches et l'explosion des prix du pétrole et de l'énergie, la croissance des pays en développement se maintient, souligne la Banque mondiale dans un nouveau rapport (« Financement du développement dans le monde, 2008 »). Les apports de capitaux privés aux marchés émergents, qui ont franchi la barre du billion de dollars en 2007, devraient toutefois redescendre autour de 800 milliards en 2009, « ce qui reste quand même le deuxième record de tous les temps », souligne la Banque mondiale. Le rapport prévoit un ralentissement de la croissance du PIB mondial qui passerait de 3,7% en 2007 à 2,7% en 2008, tandis que le taux de croissance extraordinaire des pays en développement en 2007 (7,8%) devrait fléchir à 6,5% l'an prochain. Malgré ce léger fléchissement, le taux se situe au-dessus de la moyenne de cette décennie (5,6%) et est très supérieur à celle des années 80 et 90 (3,4%). Un phénomène « révélateur du bien meilleur potentiel de croissance que possèdent aujourd'hui les pays en développement grâce aux réformes structurelles et macroéconomiques entreprises ces dernières années », commente la Banque mondiale. Toutefois, elle reconnaît que la montée des pressions inflationnistes mondiales, et en particulier les prix élevés des produits alimentaires et de l'énergie, « pèse très lourdement sur de grands pans de populations parmi les plus pauvres ». Les prix des produits alimentaires de base ont augmenté de plus de 100% depuis 2005. En mars 2008, le prix réel du riz a grimpé à son plus haut niveau en 19 ans et, quasiment simultanément, le blé a atteint un sommet inégalé depuis 28 ans. La croissance des pays en développement ces dernières années a été alimentée en partie par l'augmentation des flux de capitaux, notamment de la part des banques étrangères qui ont accru leur présence dans les pays en développement par des acquisitions ou en ouvrant des agences locales. Fin juin 2007, les créances étrangères détenues par les grandes banques internationales sur les résidents des pays en développement s'établissaient à 3,1 billions de dollars contre 1,1 billion fin 2002. L'essentiel des apports de capitaux privés aux pays en développement vont à une poignée de pays du groupe BRIC (Brésil, Russie, Inde et Chine), explique encore le rapport. Les pays les plus pauvres restent toutefois tributaires de l'aide publique qui s'est encore inscrite en baisse en 2007. L'aide publique nette au développement versée par les pays membres du Comité d'aide au développement de l'OCDE s'est ainsi élevée au total à 103,7 milliards de dollars en 2007, en recul par rapport au pic de 107,1 milliards de dollars en 2005. Les apports nets d'investissements directes étrangers (IDE) aux pays en développement et à revenu élevé sont restés, pour leur part, en forte progression en 2007 avec des flux entrants mondiaux ayant totalisé 1,7 billion de dollars, selon les estimations, dont un peu plus d'un quart ont été aux pays en développement. Les apports nets d'IDE à l'ensemble des pays en développement ont atteint 471 milliards de dollars, une augmentation dont ont bénéficié surtout le Brésil (+16 milliards de dollars) et la Russie (+22 milliards de dollars). La Chine est restée la première destination de l'IDE parmi les pays en développement en 2007, bien que sa part continue de décliner par rapport aux autres pays. Les pouvoirs publics chinois rendent désormais les investissements plus difficiles pour les entreprises étrangères en devenant plus sélectifs concernant l'autorisation de projets à participation étrangère. Le rapport est disponible sur http: //http://www.worldbank.org/globaloutlook .

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