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Bulletin Quotidien Europe N° 9688
JOURNÉE POLITIQUE / (eu) ue/zimbabwe

L'UE comprend le retrait de Morgan Tsvangirai du scrutin présidentiel du 27 juin qui s'annonçait comme une « parodie de démocratie »

Bruxelles, 23/06/2008 (Agence Europe) - Eu égard à la campagne de violence et d'intimidation menée contre l'opposition et ses partisans au Zimbabwe, l'UE comprend parfaitement la décision de Morgan Tsvangirai, chef de l'opposition qui devait affronter Robert Mugabe, de se retirer du deuxième tour des élections présidentielles prévu le 27 juin. Sitôt cette décision annoncée, Javier Solana, le Haut représentant de l'UE pour la PESC, a déclaré, le 22 juin: « Le retrait de Morgan Tsvangirai est compréhensible compte tenu de l'inacceptable campagne systématique de violence, d'obstruction et d'intimidation menée par les autorités zimbabwéennes depuis quelques semaines. Dans ces conditions, ces élections étaient en effet devenues une parodie de démocratie, certainement pas dignes de l'Afrique d'aujourd'hui ».

Dans une déclaration du même jour, la Présidence de l'UE « déplore profondément les circonstances qui ont conduit à cette décision » et souligne combien « il est crucial pour la résolution de la crise actuelle comme pour l'avenir du Zimbabwe, que les Zimbabwéens aient la possibilité d'exercer leur droit démocratique fondamental de voter et d'exprimer librement leur volonté politique ». Exprimant ses préoccupations quant aux possibles effets de cette crise sur la stabilité de la région, la Présidence slovène appelle l'Union africaine et la SADC à faire preuve de détermination pour aider à résoudre la crise.

Louis Michel, commissaire au Développement et à l'Aide humanitaire, juge la décision de M. Tsvangirai « totalement compréhensible » étant donné que son parti, le Mouvement pour le changement démocratique (MDC), a été empêché de mener campagne. Dans un communiqué, il précise: « Tous les observateurs africains sur place, auxquels nous avons parlé, nous ont dit avoir assisté à des actes d'intimidation et de violence, ainsi qu'à des crimes perpétrés par les partisans du Zanu-PF contre le MDC. Nous attendons des leaders africains (…) qu'ils condamnent la situation au Zimbabwe dans les termes les plus fermes ». (A.N.)

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