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Bulletin Quotidien Europe N° 9688
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INFORMATIONS GÉNÉRALES / (eu) ue/transparence

Le registre des lobbyistes européens ouvert aux inscriptions depuis ce lundi

Bruxelles, 23/06/2008 (Agence Europe) - La Commission européenne a ouvert, lundi 23 juin, un registre en ligne auquel tous les lobbyistes dont l'activité consiste à influer sur l'élaboration des politiques communautaires et sur le processus décisionnel des institutions européennes sont invités à s'inscrire. Aux dires du vice-président de la Commission, Siim Kallas, qui a commenté l'événement devant la presse, les représentants d'intérêt se bousculaient au portillon lundi pour s'inscrire. Fruit de longues années de réflexion, le registre est conçu sur une base volontaire, la Commission ayant estimé cette formule plus efficace que l'adoption d'une réglementation contraignante applicable à la profession.

Grâce au registre, dont les informations sont publiques, il sera désormais possible de savoir qui sont les organisations qui y sont inscrites, quels sont leurs objectifs, leurs missions, leurs domaines d'action privilégiés et les opérations qu'elles mènent dans le cadre de réseaux. Ces organisations devront par ailleurs communiquer des informations à caractère financier de manière à ce que les forces qui guident leurs activités apparaissent clairement. Les organisations qui exercent des activités de lobbying pour le compte de tiers devront indiquer le nom de leurs clients. S'inscrire au registre signifie pour les lobbyistes qu'ils s'engagent à adhérer au code de conduite commun élaboré par la Commission, a souligné M. Kallas. Ce code expose les principes généraux (transparence, honnêteté, intégrité) et les règles de comportement qui doivent régir les relations entre les lobbyistes et la Commission.

Interrogé par la presse sur l'efficacité de ce dispositif, M. Kallas a rappelé qu'il s'agissait d'un système instauré et contrôlé par la Commission. Il a estimé que l'approche volontaire retenue par la Commission était « le fruit d'un engagement commun » et constituait par conséquent une « responsabilité partagée », une formule, selon lui, « plus efficace qu'une réglementation contraignante ». « C'est bien plus que de l'autorégulation », il s'agit d'un véritable « changement de culture », a ajouté M. Kallas. En dépit de ce credo, le commissaire chargé des Affaires administratives n'a pas exclu la perspective de recourir à l'approche réglementaire au cas où le système mis en place ne donnerait pas les résultats escomptés à moyen terme.

Enfin, M. Kallas s'est réjoui de ce que le Parlement et le Conseil aient répondu positivement à l'appel lancé par la Commission de créer un registre commun aux institutions de l'UE. Des discussions en vue de la création de ce « guichet unique » ont déjà eu lieu avec le Conseil, a-t-il indiqué. Le Parlement a pour sa part proposé la création d'un groupe de travail mixte chargé d'établir ce registre commun dès que possible. La Commission entend participer « constructivement » aux travaux de ce groupe. Adresse du registre: http://www.ec.europa.eu/transparency/regrin . (O.L.)

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