Bruxelles, 24/04/2008 (Agence Europe) - Le gouvernement français a adopté, le 23 avril, un projet de révision constitutionnelle qui, s'il est approuvé par le parlement, supprimera l'obligation de soumettre tout nouvel élargissement de l'UE à un référendum en France. Cette disposition, introduite lors d'une révision précédente de la Constitution en 2005 à la demande du président Jacques Chirac, visait surtout la Turquie. A l'avenir, le président français aura donc à nouveau le choix en matière de ratification des nouvelles adhésions: soit par référendum, soit par un vote au Parlement réuni en Congrès. Nicolas Sarkozy, qui est ouvertement contre l'adhésion de la Turquie, estime que l'obligation de tenir un référendum constitue une règle générale trop rigide « là où il faut du cas par cas », a commenté mercredi le porte-parole du gouvernement. C'est donc « en fonction des circonstances » que le chef de l'Etat pourra soit demander au parlement de se prononcer, soit demander la voie référendaire, a-t-il précisé. (H.B.)