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Bulletin Quotidien Europe N° 9650
JOURNEE POLITIQUE / (eu) pe/birmanie

Le PE critique le manque d'ouverture du processus démocratique lancé en Birmanie et appelle à des sanctions élargies et ciblées

Bruxelles, 24/04/2008 (Agence Europe) - Alors que le Conseil « Relations extérieures » s'apprête à prolonger, mardi 29 avril, les mesures restrictives imposées par la position commune 2006/318/PESC à l'encontre de la Birmanie jusqu'au 30 avril 2009 (le COREPER s'est entendu jeudi sur une liste modifiée de personnes et d'entreprises soumises aux sanctions), le PE a adopté, jeudi 24 avril, une résolution sur la situation dans le pays. Approuvé par voix 551 pour, 7 contre et 8 abstentions, le texte dénonce l'absence totale de légitimité démocratique du prochain référendum constitutionnel en Birmanie (le 10 mai), qui doit ouvrir la voie à des élections multipartites en 2010. Le processus référendaire actuel n'est pas crédible, « compte tenu du fait que les citoyens birmans sont privés de tous les droits démocratiques fondamentaux qui leur permettraient d'avoir un débat franc sur le texte constitutionnel et de l'amender », estiment en effet les députés.

Lors du débat de la veille (EUROPE n° 9649), ils avaient affiché leur scepticisme quant à ce processus, tout en soutenant la transition démocratique. Dans leur résolution ils appellent à nouveau « la libération immédiate et inconditionnelle des opposants politiques au régime et des prisonniers politiques » (estimés à plus de 1 800). Constatant que le gouvernement birman continue de bénéficier de relations politiques et économiques étroites avec les pays voisins, le PE demande aux Etats membres de l'ASEAN (Association des Nations de l'Asie du Sud-Est) « d'exercer des pressions concrètes sur les autorités birmanes pour susciter un changement démocratique ». Il exhorte aussi le Conseil à « réviser et à élargir la gamme des objectifs des sanctions », mais en se focalisant toujours sur les sociétés détenues par l'armée et sur les généraux et leur famille. Le Conseil est aussi invité à garantir leur application efficace en assurant un suivi permanent. Il devrait aussi continuer à réviser les sanctions au regard de critères spécifiques en matière de droits de l'Homme. D'autres nouvelles sanctions ciblées devraient être envisagées comme l'interdiction totale de nouveaux investissements, l'interdiction de fournir des services d'assurance pour les investissements en Birmanie et un embargo sur les échanges de matières premières, ainsi que des mesures d'incitation à la réforme. « L'embargo sur les armes décrété par l'UE à l'encontre de la Birmanie est inefficace », étant donné que le gouvernement militaire achète ses équipements militaires en Chine, en Russie et en Inde, constatent aussi les parlementaires, qui appellent par ailleurs à intensifier le travail humanitaire, en particulier dans le cadre des programmes actuellement mis en œuvre dans le secteur de la santé ou de l'éducation. (A.B.)

 

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