Bruxelles, 07/12/2007 (Agence Europe) - En critiquant, mercredi 5 décembre, les propos sur le libre-échange de la candidate au fauteuil présidentiel aux Etats-Unis, Hillary Clinton, rapportés dans le Financial Times du 4 décembre, Peter Mandelson s'est attiré les foudres des démocrates américains. Le commissaire européen au Commerce avait jugé « déplacés » les propos de Mme Clinton suggérant que si elle était élue fin 2008, elle ne presserait pas pour la conclusion du round de Doha. Tout en se gardant de tout appel au protectionnisme, Mme Clinton avait mis en doute la pertinence des théories soutenant le libre-échange ainsi que la nécessité de conclure coûte que coûte le round de Doha. « Il semble que nous entrons dans une période de vulnérabilité relative pour l'économie globale et, perversement, c'est naturellement le moment où la logique du protectionnisme est la plus tentante », avait ironisé M. Mandelson, avant d'ajouter: « C'est pourquoi je dirais que les propos de Mme Clinton sont déplacés. La suggestion d'un désengagement américain dans un système commercial multilatéral ouvert est malvenue ». « Il est particulièrement décevant que M. Mandelson, qui vient du parti travailliste britannique, se préoccupe aussi peu des impacts négatifs que les accords de libre-échange peuvent avoir sur l'emploi. Ne pas apporter de nuance au fait que le libre-échange est une bonne chose est mauvais pour les sciences économiques et pire pour la politique sociale », lui a rétorqué dans une déclaration le président du Comité sur les services financiers à la Chambre des représentants, Barney Frank. (E.H.)