Bruxelles, 23/11/2007 (Agence Europe) - La Fédération européenne des syndicats des mines, de la chimie et de l'énergie (EMCEF) et la Confédération européenne des syndicats (CES) se félicitent, dans un communiqué publié jeudi 22 novembre, de l'accord intervenu chez BASF SE (Ludwigshafen, Allemagne) aux termes duquel les représentants des travailleurs seront obligatoirement présents lors des séances du comité d'entreprise européen et du conseil de surveillance de cette nouvelle société européenne.
Active dans 22 Etats membres de l'UE ainsi qu'en Norvège et en Suisse, avec un effectif de plus de 60.000 employés, BASF SE adopte ainsi explicitement « une gestion à l'échelle européenne, doublée d'une participation égalitaire des travailleurs dans les organes de direction de l'entreprise ». Selon l'accord, BASF SE s'est notamment engagée à informer et consulter trois fois par an les travailleurs au sujet des évolutions et des intentions de l'entreprise. Sa direction sera obligée de trouver un consensus avec les représentants des intérêts des travailleurs avant toute application effective d'une décision concernant l'entreprise. Le dialogue sur une décision qui aurait des conséquences sur l'emploi sera maintenu jusqu'à ce qu'elle ait fait l'objet de consultations approfondies et concluantes avec les représentants des travailleurs.
« Avec cet accord au sein de BASF SE, les travailleurs ont prouvé qu'ils souhaitent une participation responsable au développement durable d'une entreprise clé pour l'industrie européenne », a déclaré Reinhard Reibsch, secrétaire général d'EMCEF. « A une époque marquée par des investisseurs agressifs, la codécision obligatoire et substantielle des travailleurs devient un élément important de toute bonne gestion d'entreprise en Europe. D'autres entreprises devraient emboîter le pas et réfléchir, dans leur propre intérêt, à ce soutien apporté par leurs travailleurs et syndicats », a enchaîné Reiner Hoffmann, secrétaire général adjoint de la CES en ajoutant: « Dans ce contexte, la résistance des employeurs européens à une amélioration de la directive relative aux comités d'entreprise européens apparaît de plus en plus incompréhensible ».
Reiner Hoffmann s'est félicité par ailleurs de ce que le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, ait confirmé, devant le Parlement européen, son intention de soumettre une proposition visant à amender la directive sur les comités d'entreprise européens, afin de permettre à ces derniers d'anticiper et d'accompagner les restructurations d'entreprises. Cette procédure devrait être clôturée fin 2008. (G. B.)