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Bulletin Quotidien Europe N° 9550
JOURNEE POLITIQUE / (eu) ue/balkans

La Grèce réclame une politique « plus ambitieuse » de l'UE pour prouver que la perspective européenne des Balkans est « définitive »

Bruxelles, 23/11/2007 (Agence Europe) - La Grèce craint que le simple espoir d'une « adhésion lointaine et même incertaine » à l'Union européenne ne soit pas suffisant pour encourager les pays des Balkans occidentaux à poursuivre leurs douloureuses réformes économiques et structurelles. Les efforts de réforme en Albanie, Serbie, Bosnie-Herzégovine, ancienne République yougoslave de Macédoine (Arym) et Monténégro ont déjà diminué en 2007 et ces pays risquent de perdre davantage leur espoir en un avenir européen si l'UE ne prend pas rapidement des « mesures courageuses et ambitieuses », affirme la ministre grecque des Affaires étrangères, Dora Bakoyannis, dans une note présentée à ses collègues de l'Union lors du Conseil Affaires générales/Relations extérieures du 19 novembre. « Notre objectif doit être de fournir aux citoyens et gouvernements (des Balkans) un nouvel enthousiasme, une nouvelle motivation (…) Nous devons prendre urgemment des mesures politiques qui envoient un message clair et non ambigu à tous les pays concernés: la perspective européenne de la région est définitive (…) Le temps est venu pour des décisions courageuses sur les Balkans occidentaux », est-il stipulé dans la note.

Concrètement, la Grèce propose les mesures suivantes: - l'UE devrait « immédiatement » signer l'ASA avec la Serbie et « le plus rapidement possible » avec la Bosnie-Herzégovine. Rappelons que l'accord avec la Serbie a été paraphé mais, selon la position actuelle de l'UE, ne sera pas signé avant que Belgrade n'ait entièrement coopéré avec le tribunal pénal international sur l'ex-Yougoslavie. L'ASA avec la Bosnie-Herzégovine est techniquement prêt, mais n'a ni été paraphé ni signé, car l'UE attend d'abord que le pays achève sa réforme de police ; - la Serbie devrait être « encouragée » à demander le statut de pays candidat à l'UE. Une fois cette demande introduite, la Commission européenne devrait présenter son « avis » sur la candidature serbe « à l'automne 2008 ». Le Conseil européen de décembre 2008 devrait ensuite formellement accorder le statut de pays candidat à la Serbie ; - une date pour l'ouverture des négociations d'adhésion avec la Serbie devra être déterminée seulement « plus tard », en fonction des progrès faits par Belgrade; - en attendant, l'UE devrait prendre d'autres mesures en faveur de la Serbie et des autres pays de manière à transformer leur perspective européenne en bénéfices « pratiques et tangibles » pour les citoyens de ces pays. La Grèce propose notamment qu'après la conclusion, cette année, des accords de réadmission et de facilitation des visas, l'UE commence dès à présent à définir une feuille de route et un calendrier indicatif pour la suppression pure et simple de l'obligation de visas pour tous les citoyens des Balkans ; - l'UE devrait aussi prévoir davantage de moyens financiers pour soutenir l'intégration européenne de la région. A court terme, en faisant usage du « principe de flexibilité » prévu dans le budget ; à long terme, en prévoyant davantage de ressources dans le cadre des prochaines perspectives financières. (H.B.)

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