Bruxelles, 23/11/2007 (Agence Europe) - Les ministres de la Recherche de l'UE ont adopté à l'unanimité vendredi 23 novembre quatre initiatives technologiques conjointes (JTI), a déclaré le ministre portugais José Mariano Gago, chargé de la Science, de la Technologie et de l'Enseignement supérieur. Deux de ces propositions prévoient la participation directe des Etats membres: ARTEMIS sur les systèmes informatiques embarqués et ENIAC dédiée à la nanoélectronique. Les autres ITC sont: IMI, l'initiative en matière de médicaments innovants, et « Clean Sky » consacrée à l'aéronautique (EUROPE n° 9512 et n° 9513). La Présidence a présenté aux délégations un texte de compromis en vue de l'adoption de décisions finales dans les meilleurs délais, pour permettre aux quatre JTI d'être lancées rapidement en 2008. Les discussions ont revêtu un caractère technique et juridique eu égard à la gouvernance communautaire des futures agences qui seront chargées de gérer ces JTI et notamment sur la répartition des pouvoirs public/privé, ainsi que sur les règles relatives au statut du personnel (privilèges et immunités). Trois déclarations de la Commission ont également été annexées au texte. Dans la première, la Commission déclare qu'elle reste attachée au fait que l'autorité qui sélectionnera les directeurs exécutifs des JTI soit différenciée de celle qui les nommera. Dans la seconde, la Commission souligne, notamment à l'égard de l'initiative « Clean Sky », qu'elle veillera à ce que le processus de sélection dans chacune des initiatives soit basé sur le critère d'un haut niveau d'excellence. Enfin, elle rappelle que la sélection des propositions de projets fera l'objet d'un classement par des experts indépendants et que les critères nationaux d'éligibilité ne pourront s'appliquer que dans un strict respect des principes de transparence, d'excellence et d'égalité de traitement. La Commission, qui fait partie du Conseil d'administration des organes, entend ainsi garder la main sur les choix définitifs. Les JTI sont un moyen de créer de nouveaux partenariats entre des organismes de recherche à financement public et d'autres à financement privé, en privilégiant des domaines dans lesquels la recherche et le développement technologique peuvent contribuer à la compétitivité européenne et à la qualité de la vie. Leur seul équivalent actuel, Galileo, rencontre de sérieux problèmes de retard dans sa mise en œuvre.
Les ministres ont également adopté des conclusions sur l'avenir de la science et de la technologie en Europe. Le document propose notamment une série d'objectifs essentiels que l'UE devra atteindre au cours des dix prochaines années dans les domaines suivants: - une circulation équilibrée des chercheurs hautement qualifiés entre l'UE et les Etats-Unis ; - un taux de croissance positif du nombre de nouveaux diplômés en science et en technologie et le transfert vers le secteur privé d'un nombre suffisant de ces personnes, ainsi que l'augmentation de la proportion de femmes parmi les chercheurs ; - l'équilibre du flux de ressources humaines en R&D entrant dans l'UE depuis d'autres régions du monde, à leur bénéfice mutuel. Le Conseil a aussi adopté des conclusions sur l'information scientifique à l'ère numérique, qui portent sur l'accès à cette information, sur sa diffusion et sur sa préservation. (B.C.)