Bruxelles, 22/11/2007 (Agence Europe) - L'UE et les pays de l'ASEAN (Association des Nations de l'Asie du Sud-Est) ont adopté, jeudi 22 novembre à Singapour, une déclaration conjointe, appelant notamment à la libération des prisonniers politiques détenus au Myanmar. Signée à l'occasion du 30ème anniversaire de leurs relations, la déclaration confirme l'intention des deux parties de renforcer la coopération bilatérale dans toute une série de domaines, allant des questions économiques et commerciales (voir autre nouvelle), aux aspects climatiques, énergétiques et de sécurité.
Européens et Asiatiques soulignent leur volonté de renforcer le dialogue politique et appellent ensemble à « la libération des détenus politiques au Myanmar, y compris ceux détenus récemment, et la levée rapide des restrictions aux partis politiques ». Ils saluent « la décision du gouvernement du Myanmar d'accentuer son engagement avec l'ONU et d'entamer un dialogue avec Daw Aung San Suu Kyi, rappelant qu'un tel dialogue devra être conduit avec tous les groupes ethniques et les parties concernés » et soutiennent les efforts du conseiller spécial du secrétaire général de l'ONU dans le pays, Ibrahim Gambari.
Traditionnellement peu encline à critiquer un de ses membres, et encore moins à recourir à des sanctions, l'ASEAN est pressée de faire entendre sa voix pour faire avancer les réformes démocratiques au Myanmar. L'UE, qui a mis en œuvre cette semaine des mesures restrictives renforcées contre la junte militaire, (EUROPE n° 9546), reste quant à elle soucieuse de manier la carotte et le bâton. La déclaration conjointe réaffirme ainsi la volonté de l'UE et de l'ASEAN de « répondre constructivement » à une transformation politique et aux réformes dans le pays. (A.B.)