Lisbonne, 06/11/2007 (Agence Europe) - La conférence ministérielle euro-méditerranéenne, réunie à Lisbonne, a laborieusement achevé ses travaux par l'adoption de conclusions « approuvées », selon l'expression du Haut représentant pour la Pesc, Javier Solana, pour signifier que les discussions ont buté sur le chapitre consacré au Moyen-Orient. « Il n'y a pas de drame », a-t-il précisé, affirmant qu'il y a consensus sur le fond mais difficulté à le traduire en mots. Nous n'avons pas pu aller plus loin que les conclusions de Tampere (sous Présidence finlandaise) proposées par l'UE à titre de compromis. Selon la porte-parole de la Présidence portugaise de l'UE, un texte commun, en tout cas pour la partie non politique, sera distribué plus tard. M. Solana confirme les informations, de source arabe, selon lesquelles les discussions entre les protagonistes du processus de paix ont été « franches » mais, ajoute-t-il, utiles dans la mesure où elles préparent la prochaine conférence d'Annapolis et celle des donateurs, en décembre. M. Solana et, avant lui, le président du Conseil ont fait part de leur optimisme en soulignant le dynamisme du processus de Barcelone, même si M. Amado a souligné le besoin de « définir un cadre stratégique ». Les avis sur l'Union méditerranéenne (UM) demeurent partagés avec, selon une source française, une hostilité moindre des pays du nord face au projet qui a « beaucoup évolué » selon un diplomate arabe. Il n'est pas exclu que le prochain Conseil Affaires générales de l'UE en discute. M. Solana doute cependant que l'ordre du jour chargé permettra que soit abordé de façon détaillée le projet français. Tonalité légèrement différente de M. Amado qui estime que les clarifications données par son collègue français et partagées par les « pays intéressés » donnent à penser que l'UM sera un « processus parallèle » à celui de Barcelone et ne le concurrencera pas. Son mérite serait d'avoir « mis en exergue la nécessité de faire évoluer le partenariat » durant les deux Présidences de 2008, slovène et française.
La conférence a regroupé, outre la Présidence et les représentants des institutions européennes (Conseil, Commission, BEI, PE) et conjointes (APEM, Assemblée parlementaire EuroMed et la Fondation Anna Lindh), les ministres des pays des deux rives de la Méditerranée plus les observateurs et invités: Libye, Ligue arabe, UMA, Croatie, Mauritanie et Albanie - ces deux derniers pays deviennent membres de plein droit du processus EuroMed. (F.B.)