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Bulletin Quotidien Europe N° 9537
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/euromed

La BEI prête à la création d'une Banque euroméditerranéenne de développement

Lisbonne, 06/11/2007 (Agence Europe) - La BEI, Banque européenne d'investissement, s'oriente « vers la création d'une banque de la Méditerranée », une formulation qui indique un changement de cap de l'institution de financement communautaire qui mettait en avant, jusqu'à présent, le coût élevé d'une banque de développement en Méditerranée et le risque de perte des garanties communautaires pour les prêts consentis aux pays partenaires de la région. Philippe de Fontaine Vive, vice-président de la BEI, plaide le réalisme mais assure que la BEI ne fera rien seule mais qu'elle est « prête, si on le lui demande », à mettre en place une telle banque régionale. Banque euroméditerranéenne ou banque de la Méditerranée ? Il ne veut préjuger d'aucune forme concernant la structure de la Banque, son actionnariat, son mandat, pas plus qu'il ne se prononce sur les implications de sa création, notamment le sort de la FEMIP (Facilité euroméditerranéenne d'investissement et de partenariat) gérée par la BEI dont la transformation en banque est réclamée par les pays partenaires soutenus par le Parlement européen et l'APEM (Assemblée parlementaire EuroMed). « Nous sommes prêts à étudier le projet et surtout prêts à écouter » les pays partenaires. « L'erreur fondamentale serait d'avoir un schéma préconçu », a affirmé le vice-président. Il appelle à rompre avec une pratique qui donnait l'impression d'imposer des choix aux pays partenaires: « Il faut écouter et ensuite décider ensemble » de ce qu'il faut faire, a-t-il affirmé. Le réalisme auquel il se réfère tient, dit-il, à ce que « nous sommes à un moment particulièrement intéressant » dans la politique euroméditerranéenne. Elle fait désormais partie des priorités européennes et, a-t-il ajouté, l'élargissement a même renforcé cet intérêt avec l'adhésion de la Slovénie, de Chypre et de Malte. Les engagements financiers de la BEI ont été réalisés durant l'exercice pluriannuel qui s'achève et dépassé 1,4 milliard d'euros d'interventions dans la région.

La BEI est prête à agir là où on le lui demandera, y compris, a-t-il dit, en réponse à une question, dans le cadre de l'Union méditerranéenne, si le projet français était réalisé. Il ne voit d'autres limites à l'action de la BEI que celles des compétences techniques qui lui sont assignées et le consentement des actionnaires, les Etats membres (EUROPE reviendra plus en détail sur l'engagement réaffirmé de la BEI dans la région méditerranéenne). (F.B.)

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