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Bulletin Quotidien Europe N° 9519
JOURNEE POLITIQUE / (eu) ue/russie/lituanie

Des résultats concrets sont plus importants pour le partenariat stratégique qu'un nouvel accord, affirme M. Martikonis

Bruxelles, 09/10/2007 (Agence Europe) - Le fait que les négociations sur un nouvel accord de partenariat UE/Russie soient toujours bloquées (en raison du véto polonais, à la suite de l'embargo russe contre les viandes polonaises, NDLR) n'empêche pas les deux côtés, s'ils le veulent, de trouver des solutions concrètes aux nombreux problèmes qui subsistent dans beaucoup de domaines, a souligné l'ambassadeur de Lituanie auprès de l'UE, Rytis Martikonis, dans un entretien accordé à EUROPE. « Les accords sont secondaires. Ce qui compte, ce sont les résultats, pas le processus en tant que tel », dit-il. L'ambassadeur lituanien déplore que Moscou semble accorder plus d'importance au processus et au cadre juridique de la coopération avec l'UE qu'à la solution concrète des multiples problèmes sur le terrain. L'approche russe n'est pas suffisamment concentrée sur l'obtention de résultats, dit-il. « Il y a tellement de choses que nous pourrions faire, sans que cela ne nécessite un nouvel accord. Par exemple, nous n'avions pas besoin d'un nouveau traité pour régler la question du transit de Kaliningrad. Je ne pense donc pas que le nouvel accord soit d'une importance primordiale » pour progresser dans les relations UE/Russie, estime M. Martikonis. Il cite aussi le programme nucléaire et la question du statut du Kosovo comme des sujets sur lesquels l'UE et la Russie peuvent démontrer, sans attendre, qu'ils sont sérieux quant ils parlent de partenariat stratégique. « Sur ces sujets, nous n'avons pas besoin d'un nouvel accord. Le cadre juridique existant (des relations UE/Russie) est suffisant s'il y a une volonté d'agir», insiste l'ambassadeur lituanien.

De manière générale, M. Martikonis se demande si Moscou est vraiment prêt à entrer dans une relation de confiance avec l'Union. « Regardons ce qui se passe en réalité, sur le terrain. Dhruzba (l'oléoduc qui lie la Russie à une raffinerie en Lituanie, NDLR) est toujours fermé. Rien n'a changé depuis un an. Il n'est pas acceptable que la partie russe refuse de nous fournir des explications (sur l'accident qui aurait détruit une partie de l'oléoduc, NDLR). Ils ne coopèrent pas. S'il y a réellement un problème technique avec cet oléoduc, pourquoi nous n'allons pas ensemble vérifier sur place pour voir ce qui s'est passé ? Si nous avons vraiment un partenariat stratégique et une relation fondée sur la confiance et la coopération, pourquoi ne pouvons-nous pas faire cela ensemble ? », se demande l'ambassadeur. (hb)

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