Bruxelles, 08/10/2007 (Agence Europe) - A moins de trois semaines du Sommet UE/Russie qui se tiendra le 26 octobre à Mafra (Portugal), le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, a annoncé qu'il allait à nouveau ouvertement interroger le président russe, Vladimir Poutine, sur la situation de la démocratie et des droits de l'Homme dans son pays. Il exprimera aussi son incompréhension face à l'incapacité des autorités russes de trouver l'assassin de la journaliste Anna Politkovskaïa. « La qualité de nos relations (UE/Russie, Ndlr) dépendra de la qualité de la démocratie en Russie. Je ne cherche pas la confrontation, mais je ne comprends pas qu'un pays avec une telle puissance policière ne soit pas en mesure d'élucider le meurtre d'une journaliste », déclare M. Barroso dans une interview au quotidien belge De Standaard du 6 octobre. « Lors du dernier Sommet à Samara, j'ai, ensemble avec la chancelière allemande Angela Merkel (qui présidait l'UE à ce moment, Ndlr), dit mon opinion au président Poutine » sur les manquements démocratiques. « A Mafra, je vais faire la même chose. Notre position est toujours la même », annonce M. Barroso. (hb)