Bruxelles, 08/10/2007 (Agence Europe) - Le concept d'Espace européen de la recherche (EER) et ses priorités, tels que décrits par la Commission dans son Livre vert présenté en avril dernier (EUROPE n° 9401), bénéficient d'un large soutien à travers l'UE. Au total, plus de 800 contributions ont été envoyées, d'Europe et d'ailleurs, par des universités, des institutions de recherche, des entreprises, des organisations non gouvernementales et des particuliers, a indiqué, lundi 8 octobre, la Commission, dans un communiqué.
A ce stade, l'analyse des réponses au Livre vert est toujours en cours. La consultation se poursuivra par une conférence à haut niveau à Lisbonne, du 8 au 10 octobre. La Commission espère présenter des propositions dans des domaines spécifiques en 2008. « Travailler ensemble à l'édification d'un environnement qui soutienne et récompense l'excellence scientifique pour développer nos économies et améliorer notre qualité de vie », a expliqué Janez Potoènik, le commissaire chargé de la Recherche. « Tel est l'objectif de l'Espace européen de la recherche. Le nombre impressionnant des contributions est encourageant et je me réjouis à l'idée de pouvoir débattre des nombreuses réponses lors de la conférence de Lisbonne », a-t-il ajouté. Parmi les six domaines prioritaires définis par la Commission, les contributions ont montré que le partage des connaissances est le domaine le plus urgent. Il faut que les données brutes issues de la recherche publique soient plus facilement accessibles et que les publications scientifiques soient accessibles gratuitement. Des règles claires doivent promouvoir le transfert de connaissances entre les institutions de recherche et l'industrie, et les institutions de recherche sont invitées à mettre en œuvre des systèmes efficaces de gestion des droits de propriété intellectuelle. La télévision et l'Internet sont confirmés comme étant les principaux outils de partage des connaissances scientifiques avec le grand public. Les répondants jugent toutefois que ce sont les chercheurs qui doivent bénéficier en priorité d'une action de l'UE, l'objectif étant de supprimer les obstacles à la mobilité. 62 % des répondants souhaitent une meilleure application de la charte européenne du chercheur et un code de conduite pour le recrutement des chercheurs et 75 % d'entre eux veulent l'attribution d'un « label » pour ceux qui les respectent. La plupart des répondants soutiennent la stratégie commune définie par le forum stratégique européen sur les infrastructures de recherche (ESFRI) concernant le développement d'infrastructures de recherche paneuropéennes. Institutions de recherche: le renforcement de l'excellence et de la compétitivité des institutions de recherche de l'UE devrait passer par l'octroi de fonds plus importants sur une base concurrentielle et par la mise à disposition de ressources plus importantes. Programmes de recherche: il faudrait simplifier davantage le 7ème PC, 62 % des répondants dénonçant la complexité excessive des règles et procédures de financement. La coopération internationale: 75 % considèrent que l'Europe doit « parler d'une seule voix » sur les questions scientifiques à dimension internationale. L'UE devrait adopter une démarche plus volontariste pour définir les priorités scientifiques et technologiques à l'échelle mondiale, et se concentrer sur un petit nombre de questions d'envergure mondiale pour jouer un rôle moteur dans la recherche internationale. (bc)