Bruxelles, 19/09/2007 (Agence Europe) - La Commission européenne a autorisé, le 19 septembre, le projet d'acquisition, par Kronospan Holding GmbH (Allemagne), membre du groupe Kronospan, de la division « panneaux de particules bruts et enduits» de Constantia Industries AG (Autriche). Les deux sociétés sont spécialisées dans la fabrication et la fourniture de produits à base de bois, et notamment de panneaux de particules bruts et enduits, de feuilles stratifiées décoratives et de composants, tous utilisés dans l'industrie du meuble. Il est ressorti de l'enquête approfondie menée par la Commission que la concentration, telle qu'elle avait été initialement notifiée, aurait entravé de manière significative une concurrence effective dans le secteur des panneaux de particules bruts. Pour dissiper les inquiétudes de la Commission, les parties ont apporté des modifications à l'opération envisagée. D'où le feu vert sous conditions de la Commission.
L'analyse du marché effectuée par la Commission a révélé que les clients établis en Autriche, en Hongrie, en Slovaquie et en Roumanie n'auraient eu que peu de possibilités de changer de source d'approvisionnement et que les principaux fournisseurs ne disposaient pas de capacités de réserve importantes leur permettant d'accroître leurs livraisons dans la zone affectée. Augmenter les capacités nécessiterait un investissement considérable et un long délai d'exécution. Bien que de nouvelles capacités de production doivent être mises en place dans le courant des deux années à venir dans la zone affectée, avec, notamment, le lancement de la nouvelle usine d'Egger, un concurrent, en Roumanie, et d'une nouvelle usine de Kronospan en Slovaquie, elles suffiront à peine pour faire face à l'augmentation de la demande de panneaux bruts, estime la Commission. Elle précise que « dans sa forme initiale, l'opération notifiée aurait éliminé un concurrent indépendant important dans la zone affectée, à savoir la division 'panneaux de particules bruts' de Constantia et, plus particulièrement, la société autrichienne Fundermax ».
Pour dissiper ces craintes, les parties ont modifié le projet de concentration, Kronospan proposant de n'acquérir que deux des trois entreprises cibles initiales, à savoir la société allemande Sprela et la société hongroise Falco, tandis que Fundermax resterait dans le giron de Constantia. En outre, Kronospan s'est engagée à ne pas racheter Fundermax pendant un certain laps de temps.
La Commission est parvenue à la conclusion que les modifications apportées à l'opération et l'engagement pris par Kronospan étaient suffisants pour lever le doute sérieux quant à la compatibilité de la concentration avec le marché unique. La décision d'autorisation de la Commission est subordonnée au respect intégral de l'engagement contracté par Kronospan. (ol)