Strasbourg, 06/09/2007 (Agence Europe) - Le président du Parlement européen a annoncé, jeudi 6 septembre, l'approbation d'une déclaration écrite demandant une évaluation de la qualité des services liés au numéro d'appel d'urgence européen 112. Le texte de la déclaration, fruit d'une initiative menée par une coalition de députés de tendances politiques différentes [Diana Wallis (ALDE, Britannique), Gérard Onesta (Verts/ALE, Français), Alejo Vidal-Quadras (PPE-DE, Espagnol), Marc Tarabella (PSE, Belge) et Dimitrios Papadimoulis (GUE/NGL, Grec)], a recueilli une large majorité de signatures, soit 512 députés sur un total de 785. Il s'agit d'un message politique clair à la Commission européenne et au Conseil, souligne le Parlement. « L'actualité de cet été nous rappelle combien il est important pour les 150 millions d'Européens mobiles au sein de l'Union de connaître ce numéro d'appel d'urgence 112 qui est déjà opérationnel dans les 27 Etats membres, et d'être pris en charge de manière appropriée. Or, une grande majorité de nos citoyens ne connaît pas le 112 et trop de dysfonctionnements subsistent quant à la transposition d'une directive sur les services universels, faute de standards organisationnels et technologiques », estiment les cinq députés. A la suite de l'adoption de la déclaration, le Parlement appelle la Commission à organiser une « Journée européenne du 112 » le 11 février pour combler la méconnaissance des citoyens européens à propos du numéro d'urgence qui existe pourtant depuis 1991. Il lui demande également de conduire sans délai une évaluation de la présence et de l'efficacité des services 112 en Europe. « A ce jour, seul le Portugal, actuellement à la Présidence de l'Union, a conduit une telle évaluation et nous espérons qu'il encouragera les autres Etats membres et la Commission à suivre le même chemin », ont précisé les députés. Rappelons que la mise en œuvre du numéro 112 par tous les Etats membres a été rendue obligatoire par la directive « Services universels » adoptée en mars 2003. (il)