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Bulletin Quotidien Europe N° 9446
JOURNEE POLITIQUE / (eu) ue/liban

Indignation et émotion après l'assassinat d'un député libanais anti-syrien alors que se met en place un tribunal pénal international

Beyrouth/Bruxelles, 14/06/2007 (Agence Europe) - L'assassinat, mercredi, d'un député libanais, Walid Eido, de son fils et de membres de son entourage a suscité des réactions indignées à Berlin comme à Bruxelles. La Présidence allemande de l'UE s'est dite « bouleversée » et « condamne cet attentat dans les termes les plus fermes ». La Présidence de l'UE indique que « cet attentat est une nouvelle tentative de déstabilisation systématique du Liban », estimant que « c'est un objectif inacceptable qui ne se réalisera pas » et qu'il « faut que les motifs de l'attentat soient éclaircis et les coupables punis ». Elle « lance un appel à toutes les parties concernées au Liban et dans la région pour qu'elles s'opposent avec détermination à la violence et qu'elles s'abstiennent de toute action susceptible de continuer à déstabiliser la situation politique au Liban ». Et de marteler: « Seuls le dialogue et le respect des principes démocratiques permettront de résoudre la crise politique qui frappe le pays ». Benita Ferrero-Waldner s'est également dite « profondément choquée par ce crime haineux ». La Commissaire aux relations extérieures « presse toutes les factions libanaises à cesser la violence et à renouer le dialogue » et réitère son soutien au Premier ministre Fouad Siniora.

Au Liban, la majorité anti-syrienne accuse quant à elle nommément le régime syrien d'avoir organisé l'attentat qui a coûté la vie au député Eido. « Il s'agit du même meurtrier, du tueur en série. C'est le même tueur, le régime syrien ». Marwan Hamadé, le ministre libanais de la Communication, n'a pas mâché ses mots pour désigner le coupable de l'attentat qui a frappé Beyrouth mercredi. Selon lui, la Syrie a ainsi voulu « réduire la majorité parlementaire » anti-syrienne dans la perspective de l'élection du nouveau président libanais. L'ancien président Amine Gemayel, dont le fils Pierre, qui était ministre et député, a été tué en novembre 2006, a déclaré que « ce qui s'est passé aujourd'hui donne une plus grande importance au tribunal qui est chargé de poursuivre les assassins et de les châtier ». Rappelons que le Liban et la Communauté internationale sont actuellement mobilisés par le démarrage des travaux du tribunal international formellement institué le 10 juin pour juger les assassins de l'ancien Premier ministre Rafic Hariri en février 2005. La formation du tribunal spécial pour le Liban, soutenue par l'UE (EUROPE
N° 9436), est toujours rejetée par Damas, le ministre des Affaires étrangères syrien Walid Mouallen rappelant à plusieurs reprises que le tribunal concerne uniquement le Liban et que « la Syrie n'abandonnera pas sa souveraineté ». Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a promis lundi qu'il aidera le Liban à établir « en temps voulu » le tribunal international, dont la mise en place devrait prendre plusieurs mois, selon des diplomates onusiens. (fb/ab)

 

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