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Bulletin Quotidien Europe N° 9445
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EADS Astrium s'inquiète de l'avenir de Galileo

Bruxelles, 13/06/2007 (Agence Europe) - Interrogé lundi 11 juin par l'Agence France Presse, François Auque, le PDG d'EADS Astrium, filiale spatiale du groupe d'aéronautique et de défense et l'un des membres du consortium privé chargé de la mise en place de Galileo, a exprimé son inquiétude quant à l'avenir du projet. Selon lui, l'échec des pourparlers avec le secteur privé acté par le Conseil Transports du 8 juin dernier et la reprise de la phase de construction par le public voulue par la Commission risquent de ranimer les animosités sur le plan industriel entre Etats membres et de « donner lieu à de nouveaux conflits ».

Interviewé par l'AFP, M. Auque a observé que la décision de Bruxelles met un terme au « compromis difficile (trouvé) en 2005 ». « Le consortium d'industriels concessionnaires est mort, mais on n'a pas trouvé le financement pour l'instant », a-t-il déclaré ; et de préciser: « cela veut dire qu'on est dans un moment à risque, que le nouveau système n'est pas assuré ».

Suite à la décision du Conseil Transports, la Commission a jusqu'à septembre pour soumettre au Conseil les propositions détaillées de financement, d'acquisition, de gestion et de gouvernance de Galileo (voir EUROPE n° 9442). Mais, dans une déclaration commune adoptée à l'issue du Conseil, les Pays-Bas et le Royaume-Uni ont rappelé la décision du Conseil de mars 2002 selon laquelle «tout financement supplémentaire de Galileo par le secteur public devrait être assuré par un redéploiement dans les limites des plafonds prévus à cet égard dans les perspectives financières qui seront en vigueur à ce moment », ont-ils déclaré. Les deux pays se sont toutefois prononcés en faveur du partenariat public-privé « pour les projets majeurs de l'infrastructure, y compris les services et les applications par satellite, là où ceux-ci (les projets) offrent les meilleurs rendements pour les investissements », faisant part de leurs craintes que « l'acquisition publique du système Galileo » risque « d'accroître plutôt que de diminuer » le coût et le risque pour le budget communautaire. Quant aux « nouveaux Etats membres », dans la déclaration du 8 juin, la délégation polonaise a affirmé, en se ralliant à la proposition de financement public proposée par la Commission, que « l'option la plus profitable est une poursuite rapide du programme car tous les retards supplémentaires provoqueraient un accroissement significatif des coûts ainsi qu'un affaiblissement de sa compétitivité face aux systèmes concurrents de navigation par satellite ». (aby)

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