Bruxelles, 24/05/2007 (Agence Europe) - Si l'on veut que les citoyens reconnaissent dans l'Europe un projet politique positif et porteur, il faut qu'ils puissent s'y sentir plus en sécurité et confiants dans l'avenir que si elle n'existait pas. Le renforcement de la dimension sociale de l'Europe est donc aussi indispensable que la réforme des institutions de l'UE. Telles sont les principales conclusions d'une réunion de la commission des affaires sociales de la Commission des Episcopats de l'UE (COMECE), qui s'est tenue le 22 mai à Berlin. Lors d'une rencontre avec le vice-chancelier allemand et ministre du Travail et des Affaires sociales Franz Müntefering, les Evêques et le ministre ont souligné la nécessité pour l'UE de s'appuyer avant tout sur un modèle social adapté aux défis de la mondialisation et du vieillissement démographique. Cette nécessité devrait aussi être prise en compte lors de la prochaine CIG qui devra négocier le futur Traité de l'UE, souligne la COMECE dans un communiqué de presse. Les Evêques ont aussi eu un échange de vues avec Roger Liddle, membre du bureau des conseillers politiques de la Commission européenne et qui a rédigé à la demande de celle-ci un document intitulé « la réalité sociale de l'Europe ». M. Liddle a invité l'Eglise à participer activement aux discussions sur l'avenir de la société européenne. La COMECE apportera sa contribution dans les prochains mois à la consultation ouverte par ce document, une contribution qui abordera la question du rôle des Eglises dans la vie sociale, de la promotion de la famille et de la justice dans le monde du travail, conclut le communiqué de la COMECE. Infos: http://www.comece.org (gb)