Mayence, 21/05/2007 (Agence Europe) - Lors de leur réunion informelle à Mayence, en Allemagne, les ministres de l'Agriculture des Etats membres de l'UE ont réagi avec la plus grande prudence, lundi 21 mai, aux premières indications qui ont filtré sur la proposition législative de réforme de l'organisation commune des marchés (OCM) du vin qui doit être adoptée par la Commission européenne le 4 juillet (voir autre nouvelle).
Interrogé par des journalistes lors d'une visite d'un chai planté de Riesling dans la région viticole de Rheingau, le ministre portugais de l'Agriculture, Jaime Silva, a critiqué le retard dans la présentation de la proposition législative de la Commission sur la réforme du secteur du vin, après plus d'un an de débats entre Etats membres. Il a promis de mettre tout en œuvre pour faire progresser les travaux sur la réforme vitivinicole au cours du second semestre de l'année 2007, lorsque le Portugal assumera la Présidence du Conseil des ministres de l'UE. Mais, compte tenu de la complexité du dossier et de l'intention du Parlement européen de n'adopter son avis qu'en janvier 2008, M. Silva ne s'est pas dit « certain » d'être en mesure d'amener les ministres européens à aboutir à un accord d'ici à la fin de l'année.
Le ministre italien Paolo de Castro a noté avec satisfaction, qu'en un an, la Commission a réduit par deux (de 400.000 à 200.000 hectares) son objectif d'arrachage de vignes dans l'UE. Il s'est dit pour la suppression des mesures de distillation des vins mais contre la fin des mesures de distillation des sous-produits (moûts). En outre, il a estimé indispensable de laisser les Etats membres libres de décider comment mettre en œuvre la réforme. Le ministre allemand, Horst Seehofer, a émis de fortes réserves sur le principe des mesures d'arrachage. Il a préconisé des mesures plus offensives pour renforcer la compétitivité du secteur (promotion).
Les ministres autrichien et luxembourgeois de l'Agriculture, respectivement Josef Pröll et Fernand Boden, ont rappelé qu'ils étaient opposés au projet de la Commission d'interdire à l'avenir l'adjonction de saccharose dans les vins. Ces pays ont toutefois noté que de nombreux Etats membres (du sud de l'Europe) souhaitent mettre un terme à cette pratique d'enrichissement.
La ministre espagnole, Elena Espinosa, et sa nouvelle collègue française, Christine Lagarde, sont arrivées lundi soir à Mayence. (lc)