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Bulletin Quotidien Europe N° 9421
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) pe/espace

Développer la politique spatiale européenne en tenant compte des besoins de la PESD

Bruxelles, 07/05/2007 (Agence Europe) - Mettre sur pied des projets au niveau européen permettrait de réduire les coûts, idée à laquelle est très attaché le Parlement européen, a estimé Jacek Saryusz-Wolski (PPE-DE, polonais), président de la commission des affaires étrangères en ouvrant, mercredi 2 mai, une audition consacrée à la contribution de l'espace à la PESD. Le président de la sous-commission Défense et Sécurité, Karl von Wogau (PPE-DE, allemand) a souligné que l'Europe a "besoin de satellites d'information pour des missions militaires, la protection de ses frontières extérieures ainsi que la protection de ses infrastructures sensibles, mais aussi en cas de tsunami". Or, à l'heure actuelle, il n'existe que quelques moyens dispersés entre plusieurs Etats membres, qui pour partie se chevauchent inutilement. De plus, le financement à long terme de ces capacités n'est pas garanti. Dans une résolution adoptée le 16 novembre 2006, le Parlement européen a demandé que l'Agence européenne de défense (AED) lance, en coopération avec la Commission européenne, "des processus intégrés de recherche et développement dans des domaines qui renforcent les approches civilo-militaires intégrées et coordonnées", notamment pour les systèmes de renseignement aériens et satellitaires ainsi que les systèmes intégrés de télécommunications. Le libéral belge François Roelants du Vivier, président de la commission de la défense du Sénat, a aussi plaidé en faveur d'une coopération concrète entre la Commission européenne, l'Agence européenne de défense et l'Agence spatiale européenne sur les aspects spatiaux de la PESD, en particulier dans le cadre du développement de GMES et de Galileo. Le centre satellitaire de Torrejon devrait être associé à cette coopération dans le domaine de l'observation, même s'il ne s'agit pas pour l'UE de chercher à rivaliser avec les Etats-Unis, a noté le sénateur.

Pour Paul Weissenberg, directeur chargé du volet aérospatial et défense au sein de la DG Industrie de la Commission européenne, il est essentiel de développer le dialogue inter-piliers et la coopération entre la Commission, l'AED et le centre satellitaire pour répondre au besoin de capacités autonomes et durables. Il a rappelé que les services de la Commission sont en train d'élaborer une action préparatoire pour GMES pour passer à une phase opérationnelle. Dans ce contexte, il a souligné que le budget prévu dans le 7ème PCRD ne permettra pas de financer les services opérationnels de GMES. Evoquant le projet de conclusions en cours de préparation en vue du Conseil Espace du 22 mai, Paul Weissenberg a constaté que si le texte actuel ne va pas aussi loin que la Commission l'aurait souhaité, il constitue néanmoins « un pas en avant ». Et de se féliciter que les Etats membres (1) reconnaissent désormais la nécessité d'une coordination européenne entre la Commission et l'Agence spatiale européenne, (2) acceptent l'idée d'une dimension sécurité dans la politique spatiale et (3) acceptent une coordination des activités de coopération avec les pays tiers.

Guillaume Dandrieux, membre de l'état-major de l'UE, et Xavier Pasco, de la Fondation pour la recherche stratégique, ont défendu l'idée d'utiliser de façon intégrée les différents satellites d'observation spatiale, de télécommunications et de positionnement, accréditant l'idée que la différence entre besoins civils et militaires s'estompe comme l'a montré le Tsunami de décembre 2004. Le directeur du centre satellitaire de l'UE, Frank Asbeck a souligné qu'à l'heure actuelle, le centre de Torrejon utilise exclusivement du matériel provenant de satellites commerciaux, notamment américain. Du temps de l'UEO, le centre avait accès au système français Helios 1, mais la convention lui permettant d'accéder aux images d'Helios 2 n'a pas encore été signée. D'une manière générale, même si le centre avait accès à ses images et plus tard au matériel provenant des systèmes allemand SAR-Lupe et italien Cosmos-Skymed, il ne pourrait jamais commander des images spécifiques. D'où l'importance, pour le centre d'obtenir la faculté de devenir un partenaire de ces systèmes.

Selon des experts qui ont participé à cette audition, les Etats membres dépensent 500 millions d'euros par an pendant 15 années en moyenne pour les satellites de télécommunications. Pour remplacer les satellites de communication militaires qui arriveront en fin de vie en 2017, il faudra dégager un financement comparable. Les experts ont aussi estimé que 4 milliards d'euros seront nécessaires dans les 10 prochaines années pour la collecte d'informations et la communication. (oj)

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