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Bulletin Quotidien Europe N° 9414
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) pe/regional/elargissement

En cas de nouvelles adhésions, il faudra une réorientation des politiques structurelles, estime le PE

Strasbourg, 25/04/2007 (Agence Europe) - Des futures nouvelles adhésions à l'Union européenne - Croatie, Turquie, Macédoine, Albanie, Bosnie-Herzégovine, Serbie (y compris Kosovo), Monténégro - pourraient faire agrandir la superficie de l'UE de 35% et augmenter sa population de 27%, mais elles augmenteraient son PIB de seulement 4% et réduiraient par conséquent son PIB par habitant de 18%. Selon les critères actuels, ce changement nécessiterait un budget supplémentaire de 150 milliards d'euros pour les Fonds structurels 2007-2013, qui viendraient s'ajouter aux 308 milliards approuvés pour cette période. Tel est le constat du rapport d'initiative de Markus Pieper (PPE-DE, Allemagne) sur les répercussions des futurs élargissements sur l'efficacité de la politique de cohésion qui a été adopté mardi 24 avril par le Parlement européen à Strasbourg à une grande majorité (473 voix pour, 113 contre et 104 abstentions).

Le rapport évalue les conséquences des futurs élargissements envisagés sur la politique de cohésion et examine les différents moyens de rationaliser les dépenses régionales dans cette perspective. En l'état actuel des ressources de l'Union, « d'éventuels futurs élargissements ne pourraient être financés sans nuire à l'efficacité des politiques de cohésion actuelles. Dans cette perspective, il faut une nouvelle orientation des politiques structurelles », estime le Parlement. Conformément aux règles en vigueur et dans les conditions actuelles, la politique de cohésion communautaire prendrait, avec l'adhésion de la Turquie, une « nouvelle dimension », dans la mesure où cette politique n'aurait encore jamais été mise en œuvre dans un pays d'une telle dimension, avec un niveau de développement économique aussi bas et des disparités régionales d'une telle ampleur, soulignent les députés: la Turquie recevrait 63% des fonds structurels supplémentaires nécessaires (c'est-à-dire des 150 milliards d'euros mentionnés plus haut), la Croatie 7% et l'ensemble des autres pays des Balkans occidentaux seulement 9,2%.

Le rapport fait référence aux conclusions du Conseil européen de juin 2006 selon lesquelles, lors de l'adhésion de nouveaux membres, l'UE doit rester en mesure de maintenir l'élan de l'intégration européenne et de préserver sa cohésion et son efficacité. Le rapport précise que par « capacité d'intégration » de l'UE, on entend plus particulièrement la capacité, pour l'Union, de poursuivre l'objectif de la cohésion territoriale, économique et sociale. Selon le PE, la capacité d'intégration dans le cadre de la politique de cohésion signifie aussi que les « anciennes » régions de l'UE ne doivent pas subir la perte de leur éligibilité aux aides régionales en raison de « l'effet statistique », sans que leur situation en matière de compétitivité et de changements structurels n'ait connu d'amélioration. Pour les détails du rapport, voir EUROPE n°9392. (gb)

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