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Bulletin Quotidien Europe N° 9414
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) pe/climat

Outre qu'il occasionne une perte de temps et d'argent, le double siège du Parlement est aussi un fléau pour l'environnement, révèle une étude - Suggestions des Verts/ALE pour verdir le PE

Bruxelles, 25/04/2007 (Agence Europe) - Le double siège du Parlement européen et son cortège de navettes mensuelles entre Bruxelles et Strasbourg ont non seulement un coût exorbitant en termes de frais de transport et de gaspillage de ressources, mais constituent un fléau pour l'environnement, et en particulier pour le climat. C'est ce que révèle une étude indépendante, commandée par le groupe des Verts/ALE au Parlement et dont les résultats ont été présentés à la presse, le 24 avril à Strasbourg, à la veille du vote du Parlement sur l'établissement d'une commission temporaire sur le climat. Une occasion pour les Verts/ALE de rappeler les mesures qu'ils préconisent pour remédier à ces gaspillages.

Commandée par Caroline Lucas (Verte britannique) et Jean Lambert (Verte britannique), cette étude intitulée « Parlement européen: une étude des coûts environnementaux découlant de la mise en œuvre du double siège » a été réalisée par le professeur John Whitelegg, chargé du transport durable au Stockolm Environment Institute de l'Université de York. Elle démontre, preuves à l'appui, que l'éclatement géographique du siège du PE engendre une quantité excédentaire d'environ 20 000 tonnes d'émissions de CO2 par an. Cela, en totalisant les voyages Bruxelles/Strasbourg effectués par des députés européens, leurs invités, leur staff et les journalistes, le transport des marchandises entre les deux sites et la consommation de l'énergie nécessaire au maintien des deux bâtiments. L'étude signale également que la seule suppression des sessions organisées à Strasbourg permettrait au PE d'économiser 3 928 tonnes de CO2 uniquement en électricité et en gaz, ainsi que le coût du voyage mensuel de 2 000 fonctionnaires et interprètes, d'un millier ou presque d'assistants, de journalistes et de lobbyistes, de 785 députés européens, et d'une quinzaine de camions chargés de cantines contenant les documents nécessaires au bon déroulement des sessions. Fort de cette étude, le groupe des Verts ALE prône un éventail de mesures concrètes que le Parlement pourrait prendre pour diminuer l'impact de son fonctionnement sur l'environnement, comme le remplacement du parc automobile des voitures de fonction par des véhicules moins polluants, un usage plus conséquent de vidéo-conférences, et l'appel à un opérateur d'énergie verte.

Dans un communiqué, Caroline Lucas déclare: « Nous savions déjà que l'accord de siège du Parlement coûte au contribuable européen plus de 200 millions d'euros par an. Maintenant, nous avons la preuve concrète des dommages causés au climat par ce cirque ambulant que représentent les nombreux déplacements. Un excédent d'au moins 20 000 tonnes de CO2 est dégagé chaque année dans l'atmosphère, soit l'équivalent des émissions générées par 13 000 vols Londres/New York aller-retour ». Elle ajoute, à propos du maintien des deux sièges: « Cet arrangement anachronique n'est d'aucune utilité et mine la crédibilité de l'UE qui se positionne comme le chef de file de la lutte contre les changements climatiques, tout comme cela mine son objectif de réduire ses émissions de gaz à effet de serre d'au moins 20% à l'horizon 2020 ».

«Si Strasbourg est une ville historique qui a symbolisé la réconciliation d'après-guerre, le siège du Parlement à Strasbourg incarne aujourd'hui tout ce qui ne va pas dans l'UE », estime Jean Lambert, qui s'interroge: « Combien de temps les chefs d'Etat et de gouvernement de l'UE vont-ils encore jouer à l'autruche et refuser de mettre fin à ce manège ridicule qu'une majorité de citoyens et de députés européens réprouvent ? ».

L'étude s'inscrit dans le droit fil du rapport « Pour un Parlement européen énergétiquement plus efficace » qui faisait partie des propositions présentées par Monica Frassoni, coprésidente des Verts/ALE, lors de sa campagne à la Présidence du PE. Rappelant que les eurodéputés ont pour tâche d'élaborer une législation visant à fixer des plafonds d'émissions de CO2 pour les véhicules et de débattre des objectifs européens pour les énergies renouvelables, Mme Frassoni et Claude Turmes, porte-parole du groupe des Verts/ALE pour l'énergie, ont souligné que « notre tâche est aussi de réduire l'impact négatif sur le climat Avant de jeter la pierre aux autres, nous devrions d'abord balayer devant notre porte ». L'étude peut être consultée sur: http: //http://www.greens-efa.org/cms/topics/dokbin/180/180441.eu_and_climate_changen.pdf

Les propositions des Verts/ALE sont accessibles en ligne: http//: http://www.greens-efa.org/cms/topics/dokbin/180/180437.eu_and_the environment@en.pdf (an)

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