Bruxelles, 23/03/2007 (Agence Europe) - Lors de l'échange des vues mardi 20 mars au Parlement européen avec la sous-commission Défense et Sécurité, le président du Comité militaire de l'UE (CMUE), le général Henri Bentégeat, a présenté aux députés le concept de renforcement de la force européenne de réaction rapide par des composantes aériennes et maritimes.
Adopté lors du Conseil de Helsinki en 1999, le concept de la force de réaction rapide prévoit la mise en place des groupements tactiques (GT-1500) mis à la disposition de l'UE par les Etats membres en fonction de leurs possibilités. Le but de ces groupements terrestres est d'assurer à l'UE une capacité de réponse rapide dans le cadre des opérations de gestion de crise. En 2007, l'UE a atteint le niveau de capacité opérationnelle prévu, avec la possibilité de déploiement simultané de deux GT. Jusqu'en juin 2007, les Etats qui se sont engagés à assurer l'entraînement et le maintien « on stand-by » de ces groupements terrestres sont la Belgique et la France, d'une part, l'Allemagne, la Finlande et les Pays-Bas d'autre part. D'ici 2012, 15 GT seront opérationnels. Le général a souligné que les GT vont être renforcés dans l'avenir par des composantes maritimes et aériennes afin de renforcer la capacité de réponse interarmées. Dans ce cadre, l'Union envisage de développer une « base de données » qui permettra de connaître la position et la disponibilité « des unités aériennes et maritimes à chaque moment ». Mise à jour en permanence, cette base de données permettra « d'identifier les ressources maritimes et aériennes disponibles immédiatement dans le cas de crise ». Le général a évoqué également la coopération civilo-militaire et la création à partir de la Cellule civilo-militaire (une cellule créée en 2004 au sein de l'état-major de l'UE, responsable de la planification stratégique d'une réaction à une crise) d'une chaîne de commandement civil qui, parallèlement à la chaîne de commandement militaire, sera chargé de la planification des opérations civiles. En reconnaissant la complexité de ce processus, le général a souligné que ces nouvelles structures doivent garantir une meilleure coordination entre les activités civiles et militaires mises en œuvre dans le cadre de la gestion des crises. (aby)