Bruxelles, 05/03/2007 (Agence Europe) - Le Premier ministre tchèque Mirek Topolanek (dont le pays, ensemble avec la Pologne et le Royaume-Uni, compte parmi les plus réticents à l'égard du projet de Traité constitutionnel) a affirmé lundi à Bruxelles qu'il ne compte pas bloquer la recherche d'une solution au problème constitutionnel. « Nous n'avons nullement l'intention de bloquer quoi que ce soit », a-t-il dit à la presse à l'issue d'une entrevue avec le Président de la Commission, José Manuel Barroso. Mais le chef du gouvernement tchèque a aussi souligné que, pour lui, la « qualité » du nouveau Traité sera « plus important que le calendrier ». « Nous sommes réticents à fixer des échéances », a poursuivi M. Topolanek, rejoignant ainsi la Pologne qui a déjà estimé que 2009 (pour l'entrée en vigueur du nouveau Traité) ne devrait pas nécessairement être considéré comme une échéance ultime (voir EUROPE n° 9372). De manière générale, M. Topolanek a plaidé pour un texte réduit comparé au projet de Constitution rejeté par les Français et les Néerlandais. M. Barroso a demandé au Premier ministre tchèque de jouer un rôle constructif dans le débat constitutionnel, mettant en garde contre le risque « d'une sorte de fragmentation » de l'UE au cas où les Vingt-sept ne parviendraient pas à se mettre d'accord sur une approche commune pour résoudre le problème institutionnel. (hb)