Bruxelles, 05/03/2007 (Agence Europe) - « Sérieusement préoccupés » par la situation des droits de l'Homme en Ouzbékistan, les ministres des Affaires étrangères de l'UE ont réaffirmé lundi leur intention de poursuivre le dialogue avec Tachkent sur ces questions. Après une première série de discussions entre experts ouzbeks et européens sur les événements sanglants d'Andijan en mai 2005, le Conseil a constaté la disponibilité des autorités du pays à organiser une autre réunion de ce type. C'est en tout cas l'intention affichée vendredi dernier par l'Ouzbékistan, qui s'est déclaré prêt à une nouvelle rencontre d'experts dans les prochains temps. Le Conseil rappelle l'importance de ces échanges dans le cadre de l'accord de partenariat et de coopération entre l'UE et l'Ouzbékistan, desquels il espère des « résultats concrets ». Les ministres des Vingt-sept ont décidé lundi d'évaluer en mai prochain les sanctions actuelles à l'encontre de l'Ouzbékistan. A la lumière des progrès en matière de droits de l'Homme et des résultats des réunions, ils discuteront d'une éventuelle levée de l'embargo sur les armes et des restrictions de visas, qu'ils avaient prolongés dans leurs précédentes conclusions de novembre 2006 (EUROPE n° 9305). (ab)