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Bulletin Quotidien Europe N° 9375
JOURNEE POLITIQUE / (eu) ue/egypte

Fin de la visite au Caire de Mme Ferrero-Waldner - Droits de l'homme et nucléaire

Le Caire, 27/02/2007 (Agence Europe) - Le séjour en Egypte de Benita Ferrero-Waldner a permis de lever les malentendus entre l'UE et ce pays sur la question des droits de l'homme. C'est le principal enseignement à tirer de cette visite qui ouvre désormais la voie à la mise en œuvre de la coopération financière (EUROPE n° 9374) et à la signature (le 6 mars à Bruxelles) du « plan d'action » proposé par la Commission européenne. Une des dispositions de ce plan prévoit la création d'un sous-comité des droits de l'homme qui « facilitera le dialogue dans un contexte de compréhension mutuelle et dans le respect des positions des deux parties », a lu à la presse la porte-parole de Mme Ferrero-Waldner, citant les termes de l'accord convenu entre Bruxelles et Le Caire. La formulation - que le Parlement européen a jugé, dans le cas de tous les accords euroméditerranéens, trop vague - a permis l'aboutissement de négociations qui furent, a rappelé la Commissaire, difficiles: « après 18 moins de négociations, nous sommes d'accord pour aller de l'avant et c'est extrêmement important », a déclaré à la presse Mme Ferrero-Waldner à l'issue de ses entretiens avec le président Hosni Moubarak. Le cas de l'Egypte est en fait général. Tous les pays de la région ont refusé que le sous-comité lié, pour chacun, à son “plan d'action” ait la compétence de traiter de cas individuels, acceptant seulement que soient abordés les thèmes généraux et les principes. Les pays partenaires ne veulent en aucun cas se retrouver sur la sellette pour des cas flagrants d'atteintes aux libertés. Ce compromis permettra, comme le dit Mme Ferrero-Waldner, d'aller de l'avant alors que l'Egypte traverse une phase politique délicate (montée de l'extrémisme religieux et perspective de la relève à la tête de l'Etat).

Nucléaire. Au cours de ses entretiens avec le président égyptien, la Commissaire a également, selon la presse, évoqué la question du nucléaire. L'Egypte plaide pour que la Méditerranée orientale soit déclarée zone exempte d'armes nucléaires (ce qui vise directement l'arsenal israélien que les Européens et les Etats-Unis ne mettent pas en cause comme ils le font lorsqu'il s'agit de pays arabes ou de l'Iran, estime-t-on généralement du côté arabe). L'Egypte laisse aussi poindre son intention d'entrer dans l'ère du nucléaire. Début février, le scientifique égyptien, Ahmed Zewali, prix Nobel de chimie en 1999, a affirmé le droit de son pays d'utiliser l'énergie nucléaire à des fins pacifiques et elle devrait, à son avis, relancer son programme nucléaire pour satisfaire la demande croissante en énergie. En septembre 2006, le président Moubarak avait lui-même indiqué que son pays devrait poursuivre les recherches scientifiques afin de développer l'énergie nucléaire à des fins pacifiques. L'Egypte a entamé ses recherches nucléaires en 1957, mais son programme est gelé depuis 1986 suite à l'accident nucléaire de Tchernobyl. L'Egypte, qui a signé en 1986 le Traité de non prolifération nucléaire (TNP), milite surtout pour un Moyen-Orient dénucléarisé. (fb)

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