Bruxelles, 27/02/2007 (Agence Europe) - La Commission européenne a présenté le 26 février un rapport intérimaire sur le bilan de la réalité sociale en Europe. Cet inventaire, qui a d'abord été proposé par la Commission dans sa communication du 10 mai 2006 et qui est intitulée « Un projet pour les citoyens - Produire des résultats pour l'Europe », sera transmis au Sommet européen de printemps, qui l'avalisera. On se rappellera que le Sommet européen de juin 2006 avait approuvé cette idée. Et aujourd'hui, la Commission explique sa méthode, a indiqué devant la presse le porte-parole de la Commission, Johannes Laitenberger.
De quoi s'agit-il ? Tout simplement de définir les défis et les tendances de la société européenne mais aussi de sonder le bien-être social, a poursuivi le porte-parole. L'objectif est de brosser le tableau de la société européenne à venir, de faire « un vrai tableau de la réalité sociale ». Des conclusions seront tirées aux niveaux régional, local et européen dans un second temps, a ajouté Johannes Laitenberger en insistant sur le fait que cette méthode est une nouveauté (« cela n'a jamais été fait par le passé », a martelé le porte-parole du Président Barroso) qui se fondera sur un débat ouvert. Pour lancer ce débat, la Commission a lancé une enquête européenne d' « Eurobaromètre » sur les attitudes publiques, un site Internet spécifique et un document de consultation sur ce sujet rédigé par le Bureau des conseillers de politique européenne à la Commission sous la houlette de Roger Liddle et Frederic Lerais. Cette consultation s'achèvera fin 2007. Ensuite, la Commission présentera un rapport qui servira à la diffusion des connaissances. La Commission se veut à l'écoute, sans essayer aucune option politique. Le cas échéant, les résultats de cette consultation alimenteront des actions futures, comme la révision de l'agenda social de la Commission qui doit intervenir plus tard dans l'année, a conclu M. Laitenberger.
Dans leur document de consultation, les conseillers politiques rappellent les changements sociaux majeurs auxquels sont confrontées les sociétés européennes: un chômage inégalé, les problèmes intergénérationnels provenant notamment du vieillissement de la population, une pauvreté qui a tendance à fortement se généraliser, l'injustice, les dysfonctionnements familiaux, le risque de corrosion du principe de solidarité qui sous-tend le modèle social européen, entre autres à cause des questions d'intégration des communautés minoritaires dans nos sociétés. Mais il n'y a pas de quoi désespérer: il faut rester optimiste, estiment les rapporteurs en mettant en exergue le fait que les Européens sont heureux de vivre (taux le plus élevé au monde), que l'espérance de vie a augmenté, qu'il y a plus de possibilités de trouver un emploi dans une économie de la connaissance, que les femmes sont plus indépendantes, etc. Pour de plus amples informations, pour lire le rapport du Bureau des conseillers politiques dans son intégralité et pour suivre la consultation publique, voir le site http: //ec.europa.eu/citizens_agenda/social_reality_stocktaking/index_fr.htm.
Eurobaromètre: 86% des citoyens sont satisfaits de leur qualité de vie
Selon le sondage Eurobaromètre, 86% des citoyens de l'UE sont relativement satisfaits de leur vie personnelle et de leur environnement quotidien (95% des Luxembourgeois se déclarent satisfaits de leur qualité de vie), 83% de leur niveau de vie, 78% des infrastructures de transports, 77% des services médicaux et 71% des écoles situées dans leur localité. 51% des citoyens européens considèrent que leur système d'assistance sociale leur fournit une couverture suffisante. 85% d'entre eux se disent sûrs de garder leur emploi au cours des prochains mois. Les niveaux de satisfaction professionnelle sont relativement élevés, 77% estimant que leur emploi leur permet d'exploiter leurs connaissances et leurs compétences et 71% qu'il leur impose d'acquérir de nouvelles connaissances. Pour 41% des citoyens, leur travail est trop exigeant et stressant, tandis que 34% pensent le contraire. La question qui les préoccupe le plus est le chômage (36%), avant le coût de la vie (35%) et la retraite (30%). En ce qui concerne l'avenir de leur retraite, les Danois sont les plus confiants, tandis que les Bulgares et les Allemands sont les plus mécontents (25% chacun), et 32% des Français ne sont pas très optimistes. Il ressort encore de cette enquête que les Danois (97%), suivis de près par les Néerlandais et les Belges, se disent « heureux ». Le RU vient en 8ème place (92%) et est suivi par la France (90%). Les plus mécontents sont les Hongrois, les Roumains et les Bulgares (39% seulement se disent très heureux).
Ce sondage Eurobaromètre spécial (http: //ec.europa.eu/public_opinion/index_fr.htm) s'est fondé sur des entretiens en face à face menés par TNS Opinion & Social, indique le communiqué. 26.755 personnes ont été interrogées au total entre le 17 novembre 2006 et le 19 décembre 2006. (gb)