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Bulletin Quotidien Europe N° 9375
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/commerce

L'OMC estime qu'une libéralisation plus poussée de l'agriculture et des services stimulerait l'économie européenne

Bruxelles, 27/02/2007 (Agence Europe) - Selon le dernier examen par l'OMC de la politique commerciale de l'Union européenne (le 8ème du genre, le dernier datant de 2004), la situation économique des Vingt-sept s'est améliorée après le ralentissement économique de la période 2001-2003, en particulier grâce à l'investissement privé et aux exportations. Une reprise qui, note le rapport, s'est traduite par une baisse du chômage et s'est accompagnée d'une forte expansion du commerce extérieur de l'Union. L'OMC estime toutefois que la durabilité de la reprise dépendra de la poursuite des réformes structurelles, notamment d'une plus grande libéralisation des services tant sur le marché intérieur que vis-à-vis des pays tiers. En outre, elle estime que, malgré des efforts pour maintenir ses marchés ouverts, l'Union maintient des obstacles au commerce dans quelques domaines, en particulier l'agriculture.

Avec une part supérieure à 77% du PIB et de l'emploi, le secteur des services demeure « la pierre angulaire » de l'économie communautaire tandis que l'agriculture dépasse à peine 2%. Saluant les mesures prises pour créer d'ici à 2010 un véritable marché intérieur pour le commerce des services et celles prises depuis 2004 pour remédier à certains problèmes structurels (plan d'action pour les services financiers 1999-2005, nouvelle stratégie pour les services financiers 2006-2010 et plan d'action pour les transports 2002-2010), l'OMC note que « la libéralisation accrue des services devrait améliorer l'efficacité des autres activités économiques ». Représentant près de 20% du PIB et trois quarts des exportations de marchandises des Vingt-sept, le secteur manufacturier reste « un important bénéficiaire d'aides publiques ». L'OMC note par ailleurs que la part de l'Union dans la valeur ajoutée mondiale des biens manufacturés est en baisse par suite du déplacement géographique et de la décomposition verticale des activités internationales de transformation. A l'origine du blocage dans les négociations multilatérales du round de Doha, l'agriculture reste quant à elle, encore trop protégée. La mise en œuvre de la réforme de 2003 de la PAC, principalement en découplant les paiements de la production, « expose davantage les agriculteurs aux signaux du marché mondial », souligne l'OMC qui note que de ce fait, la part combinée du soutien des prix du marché relatif à la production et aux intrants (qui a le plus d'effets de distorsion sur le commerce) a été ramenée de 71,7% du soutien aux producteurs en 2003 à 63,8% en 2005.

Si elle reste le premier exportateur et le deuxième importateur de marchandises dans le monde et si elle « continue de soutenir la croissance mondiale en maintenant les marchés ouverts », l'Union maintient toutefois un nombre élevé d'obstacles au commerce élevés « dans quelques domaines peu nombreux mais importants », notamment l'agriculture, souligne par ailleurs l'OMC, qui note que certains produits agricoles restent protégés par des tarifs douaniers allant jusqu'à 167,2%, voire 427% pour certaines produits transformés. « La réduction ou l'élimination des subventions à l'exportation et des droits de douane sur les produits agricoles serait avantageuse pour les consommateurs, améliorerait la répartition des ressources NDLR: communautaires, le montant total dépensé pour la PAC en 2005 en ayant représenté 45,5% et contribuerait grandement à stimuler l'économie mondiale », estime l'organisation multilatérale qui adresse des conseils similaires dans le domaine des services. L'OMC note en effet que, bien que l'Union reste le premier exportateur et importateur mondial de services commerciaux, des obstacles importants au commerce des services subsistent tant sur son marché intérieur que vis-à-vis des pays tiers. « Il s'agit notamment des monopoles [NDLR: poste et énergie] et des différences de réglementation entre les États membres », note-t-elle, estimant que si les Vingt-sept remédiaient à ces distorsions, « cela stimulerait la compétitivité générale de leur économie ». Enfin, l'OMC salue la poursuite par l'Union d'une stratégie de libéralisation des échanges grâce à des négociations aux niveaux multilatéral, régional et bilatéral ainsi que son « rôle fondamental » dans les négociations de Doha. Cependant, elle craint que la décision d'ouvrir de nouvelles négociations pour des accords bilatéraux de libre-échange complique encore le régime commercial de l'Union et détourne son intérêt du système commercial multilatéral. (eh)

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