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Bulletin Quotidien Europe N° 9375
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/commission

La DG Traduction en passe de réaliser ses objectifs pour les deux nouvelles langues

Bruxelles, 27/02/2007 (Agence Europe) - La direction générale de la traduction de la Commission européenne estime être en mesure d'atteindre, d'ici la fin du mois de juin prochain, l'objectif qu'elle s'est fixé de recruter 56 traducteurs pour chacune des langues roumaine et bulgare qui viennent d'entrer dans la famille des langues officielles de l'UE. La Commission rappelle qu'en moins de trois ans, le nombre des langues officielles de l'Union européenne a plus que doublé. En effet, entre le 30 avril 2004 et le 1er janvier 2007, il est passé de onze à vingt-trois. La DG traduction « a relevé avec beaucoup d'audace ce formidable défi, absorbant en trente-deux mois plus de langues que pendant les quarante-six années précédentes », note la Commission.

Au 1er janvier 2007, 31 traducteurs en langue bulgare (tous agents contractuels) étaient en fonction à la DG traduction, laquelle souhaite en recruter 25 de plus d'ici au 1er mars prochain. Les quatre assistants en place devraient être rejoints par quatre autres lauréats début mars. La DGT recherche encore trois assistants. Au 1er janvier 2007, 40 traducteurs en langue roumaine (tous agents contractuels) travaillaient au sein de ce service de la Commission qui en espère 16 seize de plus d'ici au 1er mars. Quatre assistants pour la langue roumaine ont été recrutés en tant qu'agents contractuels et un cinquième est attendu pour bientôt. La DG traduction en recherche six autres.

La traduction de documents vers et depuis l'irlandais a commencé le 1er janvier 2007. En vertu d'une dérogation similaire à celle qu'ont sollicitée les autorités maltaises (et valable pour cinq années), seuls seront traduits vers et depuis l'irlandais les règlements adoptés conjointement par le Parlement européen et le Conseil, de même que la correspondance entre citoyens et institutions communautaires. La DGT a créé une unité de traduction irlandaise et organisé un concours de recrutement interinstitutionnel en 2006. La traduction du reste de l'acquis communautaire en irlandais relève de la responsabilité de Dublin. Dans un premier temps, l'unité comportera cinq traducteurs en langue irlandaise. Au 1er janvier 2007, la DG traduction avait un traducteur, un assistant et un administrateur en langue irlandaise. Un deuxième traducteur est arrivé en février et un troisième devrait bientôt entrer en service. Les deux derniers seront normalement à pied d'œuvre dans les prochains mois. Le concours de traducteurs de langue irlandaise a permis de constituer une liste de réserve de dix-neuf lauréats.

En outre, la Commission rappelle qu'en décembre 2005, la Commission a conclu avec le gouvernement espagnol un accord administratif sur l'emploi du basque, du catalan et du galicien dans les échanges de correspondance de la Commission. Les autorités de Madrid ont confié à un organisme spécifique la traduction de documents de l'espagnol vers les trois langues mentionnées ci-dessus et inversement.

La DG traduction de la Commission est de loin le plus grand de ces services. Elle compte 2.350 personnes (1.750 traducteurs et 600 assistants) qui répondent aux besoins de l'institution en matière de traduction et de conseils linguistiques. En 2006, cette DG a traduit 1 541 518 pages (soit 36 % de plus qu'en 1996), dont 72 % depuis l'anglais (contre 45 % en 1997), 14 % depuis le français (contre 40 % en 1997) et moins de 3 % depuis l'allemand (contre 5 % en 1997). Environ 20 % des documents à traduire sont confiés à des traducteurs indépendants. Mais les documents ainsi « sous-traités » ne peuvent être ni législatifs ni très urgents et doivent être dépourvus de tout caractère névralgique (politiquement parlant) ou confidentiel. En 2007, le coût de la traduction à la Commission devrait se situer aux alentours de 302 millions d'euros, soit 0,63 euro par citoyen communautaire. En 2006, le coût total de la traduction pour l'ensemble des institutions européennes avait été estimé à quelque 800 millions d'euros. (lc)

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