15/02/2007 (Agence Europe) - La Commission européenne ne doit pas traiter la Suisse comme « l'Irak des Alpes », a affirmé mercredi 14 février Jean-Claude Juncker à l'issue d'une rencontre à Luxembourg avec Micheline Calmy-Rey, Président de la Confédération helvétique, selon le quotidien suisse Le Temps. S'exprimant sur la décision de la Commission européenne en début de semaine de qualifier d'incompatibles avec l'accord de libre-échange UE/Suisse de 1972 certaines mesures fiscales cantonales suisses (voir EUROPE n° 9365), le Premier ministre luxembourgeois a estimé que la Commission ne devait pas menacer la Suisse de mesures de sauvegarde. « Nous ne sommes pas en guerre, il s'agit d'un débat entre amis », a-t-il déclaré, en estimant qu'entre amis « on doit parler de certaines choses dont on préférerait en fait ne pas discuter ». Après l'Autriche, le Luxembourg témoigne donc de sa compréhension aux autorités helvétiques. Dans sa décision, la Commission se réserve le droit de prendre des mesures de sauvegarde. Elle a aussi demandé en parallèle au Conseil un mandat pour négocier et trouver un accord à l'amiable avec la Suisse. Il n'est pas clair, à ce stade, si la décision du Conseil d'octroyer un mandat de négociation à la Commission nécessite l'unanimité ou la majorité qualifiée. (mb)