Bruxelles, 08/02/2007 (Agence Europe) - « Nous aurons de profondes et sérieuses discussions, car ce sont de graves et sérieux problèmes », a confirmé Jean-Claude Trichet à la veille de la réunion des ministres des Finances et des gouverneurs de banques centrales du G7, qui se réunissent dès vendredi (jusqu'au samedi 10) à Essen en Allemagne. S'exprimant jeudi lors de la conférence de presse organisée après la réunion du Conseil des gouverneurs, le Président de la BCE n'a pas souhaité anticiper les débats du G7, où la monnaie japonaise devrait être particulièrement visée, même s'il n'est pas sûr que les Européens obtiennent une mention claire du yen dans le communiqué final. M. Trichet s'en est ainsi tenu à ses propos de Singapour en septembre 2006, où il avait constaté que la reprise de l'économie japonaise était solide et que le yen devait refléter cette tendance. Un message que M. Juncker avait souhaité un peu plus appuyé à l'issue de la dernière réunion des ministres des Finances de la zone euro, lorsqu'il répétait lui aussi que « la reprise conjoncturelle qui affecte le Japon doit se retrouver dans le taux de change du yen » (EUROPE n° 9355).
Stabilité et transparence des marchés financiers, changements climatiques, lutte contre la corruption en Afrique et réforme du Fonds monétaire international sont aussi à l'ordre du jour des ministres, qui évoqueront également la promotion des marchés des obligations dans les pays émergents avec leurs homologues russe, brésilien, indien, chinois, mexicain et sud-africain. En prévision des discussions du G7 sur les fonds spéculatifs, M. Trichet s'est à nouveau dit « très attaché aux normes volontaires, qui représentent la meilleure appréciation de la branche elle-même sur les comportements les plus adéquats ». (ab)