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Bulletin Quotidien Europe N° 9352
JOURNEE POLITIQUE / (eu) ue/libye

Espoir d'une sortie honorable de la crise actuelle

Bruxelles, 25/01/2007 (Agence Europe) - Les relations avec la Libye et le sort réservé aux cinq infirmières bulgares et au médecin palestinien emprisonnés dans ce pays, accusés d'avoir inoculé le virus du sida à des enfants hospitalisés à Benghazi, ont été au centre d'une audition organisée mercredi 24 janvier à Bruxelles par la délégation parlementaire européenne pour les relations avec le Maghreb et l'UMA. Des informations rassurantes ont été données par un représentant de la Commission européenne, Mario Fanti, qui laisse pointer l'espoir d'une issue politique à ce dossier qui bloque pour l'instant toute normalisation des rapports entre l'UE et Tripoli. M. Fanti a rappelé le Cours de la procédure tel qu'exposé par les autorités libyennes. Cette procédure suppose un nouvel examen du dossier par la Cour suprême, une instance judiciaire, et après, par le Conseil supérieur de la justice, instance de nature plus politique qui aurait, seule, autorité pour commuer la peine si elle était confirmée. Mais, selon Tripoli, cette décision politique ne peut être prise avant un prononcé du jugement final par la Cour suprême. M. Fanti a souligné la pression constante exercée par les diverses autorités européennes sur le pouvoir libyen qui serait désireux de boucler le dossier de façon acceptable, car il est lui-même soumis, a-t-il dit, à une puissante pression populaire et l'émotion suscitée par cette affaire est égale à celle née en Europe et en Bulgarie, en particulier après la condamnation de l'équipe médicale. D'autant plus que les faits se sont déroulés à Benghazi, une ville dont les rapports avec le pouvoir central seraient assez délicats. Des visites régulières de diplomates européens ont lieu auprès des prisonniers désormais logés dans de meilleures conditions.

Le représentant de la Commission a aussi rappelé l'offre d'une assistance humanitaire et d'assistance médicale par l'UE et ses Etats membres, en plus du "Fonds international Benghazi" créé pour l'occasion, présidé par l'UE, et dont la mise en oeuvre sera effective dès qu'un arrangement amiable aura été trouvé. (fb)

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