login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 9300
Sommaire Publication complète Par article 15 / 38
INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/emploi

Amélioration de l'emploi dans l'UE mais les réformes doivent s'accélérer - Les Européens globalement optimistes

Bruxelles, 06/11/2006 (Agence Europe) - En dépit du ralentissement de la croissance économique, le marché de l'emploi dans l'Union européenne se porte mieux grâce à une plus grande participation des femmes et des travailleurs plus âgés (55-64 ans), en particulier les hommes. Mais il reste encore beaucoup de progrès à faire pour rattraper les Etats-Unis, a annoncé lundi le Commissaire Vladimir Spidla, en charge de l'emploi, des affaires sociales et de l'égalité des chances, en présentant le rapport « L'emploi en EUROPE 2006 ». Si le chômage a baissé de près d'un demi-point (de 9,1% l'an dernier à 8,7%) et si la croissance de l'emploi a pratiquement doublé (0,9%), l'UE reste en effet sous-performante à la fois en termes d'emploi et de croissance de la productivité par rapport à son objectif (atteindre un taux d'emploi global de 70%) et doit redoubler d'efforts pour entreprendre de vastes réformes, indique le rapport.

Plus particulièrement, le taux d'emploi des femmes s'est accru, depuis 2000, d'environ 5 points de pourcentage ou plus à Chypre, en Estonie, en Lettonie et en Italie et de près de 10 points en Espagne. En ce qui concerne le taux d'emploi des travailleurs plus âgés, il a progressé de 5 points de pourcentage ou plus dans seize Etats membres, et de manière plus marquée (plus de 10 points de pourcentage) en Finlande, en Hongrie et en Lettonie. Des résultats encourageants qui sont à attribuer à des politiques en faveur du vieillissement actif et à des réformes des systèmes de pension, se félicite la Commission. Elle souligne néanmoins que les avancées n'ont pas été pareilles dans tous les Etats membres, notamment en ce qui concerne la situation des hommes et des femmes sur le marché du travail, celle des citoyens communautaires et non communautaires et entre les régions. Par exemple, le taux d'emploi des femmes variait entre plus de 70% au Danemark à 34% environ à Malte ; et les taux d'emploi régionaux étaient d'à peine plus de 40% dans certaines régions d'Italie et de pratiquement 80% dans d'autres régions au Royaume-Uni. Le Commissaire Spidla a rappelé que les réformes devaient s'orienter vers la flexicurité, nouveau concept qui qualifie l'encadrement du marché du travail dans le futur, celui-ci devant se situer à mi-chemin entre la flexibilité des entreprises exigée par la mondialisation et la sécurité en matière sociale et économique, fixée par le modèle social européen. Les réussites observées au Danemark, en Espagne, en Finlande, en Autriche et aux Pays-Bas montrent que la flexibilité et la sécurité sont compatibles et se renforcent mutuellement. Le rapport démontre aussi que des politiques actives du marché du travail sont essentielles pour obtenir un bon dosage de flexibilité et de sécurité de l'emploi et que les Etats membres n'engagent pas la même proportion de ressources financières pour encourager les personnes à la recherche d'un emploi. Ces engagements vont de moins d'un quart de pourcent du PIB en République tchèque, en Estonie, en Lettonie, en Slovaquie et au Royaume-Uni à 1,5 % du PIB au Danemark. La Commission prône une politique d'évaluation plus affirmée, estimant que la réussite dépend moins de l'importance de l'investissement que de l'efficacité avec laquelle celui-ci est réalisé dans des secteurs comme la formation professionnelle et les services publics de l'emploi. Vladimir Spidla a également souligné l'importance de la formation tout au long de la vie qui nécessite des investissements coûteux mais indispensables pour augmenter le taux d'emploi. Une telle politique proactive en ce domaine n'est malheureusement pas encore suffisamment encouragée, déplore le Commissaire. Si le nombre d'emplois hautement qualifiés s'est fortement accru dans l'UE depuis 2000, la proportion des travailleurs hautement qualifiés par rapport à l'ensemble de la main-d'œuvre reste considérablement loin derrière celle des Etats-Unis. En termes de PIB, l'UE ne consacre que 1,2% environ de son PIB à l'enseignement supérieur, soit moins de la moitié que les Etats-Unis. Or, une main-d'œuvre bien formée et capable de s'adapter est essentielle pour parvenir à une croissance supérieure de la productivité dans le cadre du progrès technologique, rappelle le rapport. Celui-ci indique également que la mobilité géographique des travailleurs est un autre critère important pour relever les défis actuels du marché du travail. Or, l'Europe manque également de résultats positifs en la matière. Il y a eu peu d'évolution au cours des 30 dernières années avec moins de 2% de citoyens européens en âge de travailler vivant dans un autre Etat membre. Une vraie culture de la mobilité doit être développée, les efforts devant porter non seulement sur l'élimination des entraves administratives et juridiques mais aussi sur l'élimination des obstacles sociaux, culturels, éducatifs et organisationnels, conclut le rapport. Celui-ci peut être consulté sur: http: //ec.europa.eu/employment_social/news/2006/nov/employment_europe_en.pdf.

Les Européens sont globalement optimistes concernant la contribution de l'Union dans le secteur de l'emploi et des affaires sociales

Selon une enquête Eurobaromètre, publiée en même temps que le rapport sur l'emploi, les Européens portent un jugement positif sur la contribution de l'Union dans le secteur de l'emploi et des affaires sociales. Les trois quarts d'entre eux estiment qu'elle joue un rôle utile dans l'accès à l'éducation et à la formation, la création d'emplois et la lutte contre le chômage. Enfin, ils sont 84% à avoir bon espoir de conserver leur emploi actuel à court terme, mais une proportion similaire reconnaît qu'« un métier pour la vie » est un concept révolu. La plupart des personnes interrogées soulignent encore l'importance d'une formation régulière et la faculté d'adaptation à de nouvelles tâches. Beaucoup sont conscients, à cet égard, de l'aide apportée par le Fonds social européen aux travailleurs qui souhaitent améliorer leurs compétences et leurs perspectives d'emploi. L'enquête révèle, d'autre part, que: - sept Européens sur dix pensent que « les contrats de travail devraient être plus flexibles pour encourager la création d'emplois » ; - plus de la moitié sont relativement sûrs de retrouver un emploi s'ils venaient à être licenciés, les plus optimistes étant les Danois (le Danemark est l'Etat membre qui réussit le mieux à combiner souplesse et sécurité de l'emploi, soit à appliquer le principe de « flexicurité », remarque la Commission): - 88% sont convaincus qu'une formation régulière améliore leurs perspectives d'emploi ; - 56% portent un jugement positif sur la contribution communautaire dans le secteur de l'emploi et des affaires sociales. La plupart des Européens approuvent, par ailleurs, les diverses mesures d'inspiration communautaire comme la formation sur le lieu de travail (87%) ou la multiplication des installations de puériculture (82%) qui permettent à un plus grand nombre de personnes d'accéder au marché du travail et d'y rester plus longtemps. L'enquête Eurobaromètre est disponible sur: http: //ec.europa.eu/employment_social/news/2006/nov/euro_baro_report_fr.pdf. (il)

Sommaire

AU-DELÀ DE L'INFORMATION
JOURNEE POLITIQUE
INFORMATIONS GENERALES
SUPPLEMENT HEBDOMADAIRE