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Bulletin Quotidien Europe N° 9227
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/omc/doha

Pour M. Mandelson et Mme Fischer-Boel, l'incapacité des Etats-Unis à s'engager est le principal obstacle à une négociation sérieuse

Bruxelles, 06/07/2006 (Agence Europe) - Dans une note adressée à l'ensemble des membres du Collège des Commissaires sur des résultats de la réunion ministérielle de Genève (29 juin au 1er juillet, voir EUROPE n° 9224), les négociateurs européens à l'OMC mandatés par le Conseil, les Commissaires Peter Mandelson (Commerce) et Mariann Fischer-Boel (Agriculture) dénoncent « l'incapacité des Etats-Unis à s'engager » comme étant le « principal obstacle à toute négociation sérieuse » pour trouver un compromis sur les modalités de libéralisation des échanges en agriculture et sur les produits manufacturés (NAMA). Si M. Mandelson et Mme Fischer Boel ont confirmé que, sous conditions, ils étaient prêts à « se rapprocher du niveau de baisses moyennes des droits agricoles proposé pour les pays développés par les pays émergents du G-20 », la représentante américaine au Commerce, Susan Schwab, a en effet inflexiblement maintenu les exigences extrêmes de Washington en matière d'accès au marché et le refus d'une réelle diminution des soutiens internes versés aux agriculteurs américains. M. Mandelson et Mme Fischer Boel expliquent par ailleurs qu'ils ont clairement établi, à Genève, un lien entre « l'effort que l'Union ferait sur l'accès au marché agricole et l'effort que les Etats-Unis devraient faire pour la réduction des subventions internes (« proche des niveaux du G-20 pour la réduction moyenne des droits » à mettre en parallèle avec « proche des réductions du G-20 pour les subventions qui faussent les échanges ») ». « Les Etats-Unis ont été le seul principal partenaire à refuser d'envisager de bouger sur cette base, et à ne pas signaler une quelconque marge pour un mouvement » vers le « landing zone », le point d'équilibre pour un compromis sur les modalités selon le directeur général de l'OMC, Pascal Lamy, insistent-ils. « Par conséquent, les Etats-Unis ont été largement isolés et sous pression dans les différentes réunions ministérielles de Genève » (réunion du G-6 et Green Room), ajoutent les négociateurs européens. M. Mandelson et Mme Fischer-Boel précisent en outre leur deuxième condition pour un mouvement des Européens: « Nous ne pousserions notre position (sur le chapitre agricole) jusqu'à la limite de notre flexibilité que si nous obtenions un résultat équitable sur les NAMA, ce qui signifie des baisses réelles des droits de douane des pays développés et des pays en développement avancés ».

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