Bruxelles, 15/05/2006 (Agence Europe) - Dans des conclusions particulièrement longues, adoptées le 15 mai après la signature, le 5 mai, par le gouvernement soudanais et les principaux mouvements rebelles de l'Accord d'Abuja, le Conseil Affaires générales « estime que l'accord de paix ouvre la voie au rétablissement d'une paix durable et à la réconciliation au Darfour » et « engage vivement les parties qui n'ont pas encore signé l'accord de paix à le faire et à y adhérer pleinement ». Le Conseil a aussi réaffirmé qu'il soutient sans réserve l'application des sanctions prévues par la résolution 1591 du Conseil de sécurité à l'encontre de ceux qui font obstacle au processus de paix. Le Conseil condamne les récentes violations du cessez-le-feu et demande qu'il soit mis un terme à toutes les hostilités. Il indique que l'UE se tenait prête à « répondre rapidement à toute demande de soutien à la mise en œuvre de l'accord de paix » et « à contribuer à la réconciliation des peuples du Darfour », et qu'elle est disposée à contribuer à la reconstruction et au développement du Darfour dès que l'accord de paix sera effectif et que les conditions de sécurité sur le terrain le permettront. Dans ce cadre, l'UE est aussi d'accord pour participer avec les autres organisations internationales à un processus d'évaluation des besoins et à l'organisation d'une conférence des donateurs. Le Conseil a confirmé que l'UE est prête à poursuivre jusqu'au 30 septembre son soutien à la mission de l'Union africaine au Soudan. Il examinera le cadre juridique et opérationnel approprié ainsi que les ressources et capacités supplémentaires que pourrait nécessiter cette prolongation du soutien étendu de l'UE. L'UE, précise le texte, est disposée à contribuer, selon les besoins, à la planification de la transition d'une mission de l'UA à une mission de maintien de la paix de l'ONU. Le Conseil invite le gouvernement soudanais à coopérer à la préparation de cette transition et à autoriser immédiatement une mission d'évaluation technique de l'UA et de l'ONU à se rendre au Darfour. Les conclusions rappellent au gouvernement soudanais qu'il doit garantir la sécurité le long de sa frontière avec le Tchad et que « toute aide apportée à des tentatives visant à renverser le gouvernement tchadien par des moyens inconstitutionnels est incompatible avec la recherche d'une solution politique au conflit du Darfour ».