Bruxelles, 15/05/2006 (Agence Europe) - Les ministres de la Défense et des Affaires étrangères de l'UE, réunis le 15 mai, ont donné leur soutien aux propositions du Haut représentant pour la PESC Javier Solana destinées à améliorer la réponse de l'Union européenne en cas de crise ou de situation d'urgence (catastrophe naturelle). Dans des conclusions adoptées en Conseil Affaires générales, les ministres ont décidé de mettre en place, au niveau européen, des mécanismes permettant d'identifier les capacités de transports militaires disponibles et de coordonner leur utilisation en cas de besoins. Dans ce contexte, et pour compléter les moyens de transports civils déjà disponibles, le Conseil a noté que les Etats membres pourraient décider, sur base volontaire, de mettre à disposition: - des capacités de transport stratégique aérien et naval quand elles sont disponibles ; - des capacités provenant du contrat SALIS conclu par quinze Etats membres de l'UE plus la Norvège et le Canada avec une société russo-ukrainienne disposant de gros porteurs AN-124. Une fois acceptés par le Conseil, ces mécanismes d'identification permettront d'avoir un recensement systématique de ce que les Etats membres pourraient mettre à la disposition de l'UE et, dès lors, d'avoir une photographie rapide des capacités de transport militaire disponibles par rapport aux besoins.
Ces mécanismes impliqueront la mise en place de liens directs, 24 heures sur 24, entre les cellules au sein des ministères de la Défense des Etats membres, de même qu'avec les centres européens de coordination des transports aérien (Eindhoven) et naval (Athènes), pour permettre une meilleure coordination au niveau européen en cas d'utilisation de ces ressources. Des procédures seront également mises en place entre le Secrétariat général du Conseil de l'UE et la Commission européenne pour garantir un échange rapide d'informations sur les besoins et les moyens disponibles, afin d'assurer leur mobilisation effective. Tout cela se fera en coordination avec les Nations unies, la Croix-Rouge internationale, le Mécanisme de protection civile de l'UE et l'office d'aide humanitaire de la Commission européenne (ECHO), indiquent les conclusions, qui précisent que le Conseil "continuera à suivre de près cette questions" et fera le bilan des progrès "dans le courant 2006".