Bruxelles, 23/02/2006 (Agence Europe) - Les ministres de la Justice et de l'Intérieur des 25 ont adopté le 21 février un règlement prévoyant une interdiction de visas et le gel des avoirs financiers des personnes suspectées par l'ONU « d'implication dans la planification, le financement, l'organisation ou la réalisation de l'attentat à la bombe qui a tué 23 personnes, dont Rafic Hariri, le 14 février 2005 ». Ce règlement, qui avait été approuvé par le Parlement européen en janvier (EUROPE n°9112), comporte pour l'instant une liste vierge. Les noms des personnes et entités concernées seront automatiquement ajoutés lorsque l'ONU, qui a mis en place une commission d'enquête sur cet assassinat, désignera les responsables. Dans son rapport d'étape, la commission d'enquête de l'ONU a relevé des « preuves convergentes » de l'implication des services de sécurité syriens et libanais dans l'assassinat de l'ancien Premier ministre libanais Rafic Hariri et a affirmé que Damas n'avait pas coopéré à ses investigations.