Bruxelles, 23/02/2006 (Agence Europe) - Les autorités italiennes ont répondu à la Commission européenne en début de semaine, dans le cadre de la procédure d'infraction ouverte à leur encontre à propos des affaires de concentration entre banques italiennes et européennes. Ces affaires avaient secoué le pays et conduit notamment à la démission d'Antonio Fazio, l'ancien gouverneur de la banque centrale italienne. L'Italie défend sa législation nationale en l'estimant en accord avec la législation européenne, et fait valoir la révision en cours de la directive bancaire (directive 2000/12/CE). La Commission pourrait lancer d'ici au moins de juin la proposition législative qui modifiera cette directive européenne. En décembre 2005, la Commission avait adressé à l'Italie une lettre de mise en demeure qui mettait en cause sa législation bancaire nationale (voir EUROPE n°9088). Elle insistait notamment sur le manque de transparence des autorités de contrôle dans leur exercice de supervision. Selon elle, une telle situation peut créer une « incertitude juridique », dissuader « les autres États membres d'investir dans l'industrie bancaire italienne » et violer ainsi les principes de libre circulation des capitaux et de liberté d'établissement.