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Bulletin Quotidien Europe N° 9138
JOURNEE POLITIQUE / (eu) pe/balkans

Olli Rehn augmente la pression sur la Serbie

Bruxelles, 23/02/2006 (Agence Europe) - La Commission européenne pourrait recommander aux ministres des Affaires étrangères de l'UE, lors de la réunion du Conseil du 27 février, d'interrompre les négociations visant à conclure un accord de stabilisation et d'association (ASA) avec la Serbie si, d'ici-là, les Serbes n'améliorent pas sensiblement leur coopération avec le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie (TPIY). C'est ce qu'a laissé entendre jeudi le Commissaire chargé de l'élargissement Olli Rehn, devant la commission des Affaires étrangères du Parlement européen.

Depuis avril 2005, date à laquelle plusieurs inculpés ont été transférés au TPIY, la coopération de Belgrade avec La Haye « s'est malheureusement détériorée » et, malgré des améliorations ces dernières semaines, c'est « toujours trop peu », a regretté M. Rehn devant les députés. Lundi prochain, M. Rehn présentera son rapport sur l'état de la coopération de Serbie-Monténégro avec le TPIY aux ministres des Affaires étrangères de l'UE, et la discussion au Conseil se basera sur une déclaration conjointe adoptée en octobre 2005 par le Conseil et la Commission, a expliqué M. Rehn. Cette déclaration (qui n'a pas été publiée et que le Commissaire a lue aux députés) stipule que « le Conseil et la Commission sont d'accord sur le fait que les négociations devraient être suspendues si la Commission juge que Serbie-Monténégro, à n'importe quel moment, ne répond pas de manière satisfaisante aux questions mises en exergue par la communication de la Commission sur la préparation de Serbie-Monténégro à la négociation d'un accord de stabilisation et d'association ». Parmi ces questions figure naturellement la coopération avec le TPIY.

En clair, « si la Serbie ne parvient pas à atteindre une coopération totale (avec le TPIY), nous ne pourrons pas éviter l'interruption des négociations », a mis en garde le Commissaire Rehn, en clarifiant plus tard, devant quelques journalistes, ce qu'il entend par « interruption »: « pour moi, interruption, c'est très clair: nous ne continuerons pas les négociations » avec Belgrade, si celle-ci n'améliore pas de manière substantielle sa coopération avec la TPIY, qui doit déboucher, à terme, sur l'arrestation de tous les inculpés dont Ratko Mladic et Radovan Karadzic. Les responsables de Belgrade doivent, impérativement, traduire en actions concrètes la volonté politique exprimée, a plaidé M. Rehn qui assure avoir très clairement fait passer ce message, lors de sa tournée dans les Balkans avec le président de la Commission européenne José Manuel Barroso, la semaine dernière. « Il n'y a pas de place pour les malentendus » sur ce point, a-t-il estimé.

L'avertissement de M. Rehn intervient alors que les informations les plus contradictoires sur l'arrestation du général Ratko Mladic ont circulé dans la presse serbe ces derniers jours. Le gouvernement de Belgrade et le Procureur général du TPIY Carla Del Ponte ont démenti toutes ces informations faisant état de l'arrestation ou de négociation pour l'arrestation de M. Mladic.

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