login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 9109
JOURNEE POLITIQUE / (eu) ue/iran/nucleaire

L'Europe défend sa position à l'égard de Téhéran - Réunion UE-3/Etats-Unis/Chine/Russie lundi à Londres

Bruxelles, 13/01/2006 (Agence Europe) - Lassée des « dissimulations et déceptions » iraniennes après plus de deux ans d'intenses efforts diplomatiques dans le cadre des négociations sur le programme nucléaire de Téhéran, l'UE-3 (Allemagne, France et Royaume-Uni) a décidé jeudi d'impliquer le Conseil de sécurité de l'ONU dans le dossier pour renforcer l'autorité des résolutions de l'Agence internationale de l'énergie atomique (voir EUROPE n° 9108). Tout en assurant qu'elle reste engagée à résoudre le dossier par la voie diplomatique, l'UE-3 va s'en remettre à une réunion extraordinaire du Conseil des gouverneurs de l'AIEA pour « décider de l'action nécessaire ». La reprise des activités iraniennes de recherche nucléaire, le 9 janvier, constitue « un clair rejet du processus de discussions entre l'Iran et l'UE-3 (…) et un défi à l'ensemble de la communauté internationale », souligne la déclaration commune des ministres des Affaires étrangères de
l'UE-3 réunis jeudi à Berlin
. Déplorant que le gouvernement iranien « semble préférer tourner le dos à de meilleures relations avec la communauté internationale en rejetant la perspective d'une coopération (…) qui aurait apporté d'importants bénéfices à la jeune et talentueuse population de l'Iran », l'UE-3 tient à souligner qu' « il ne s'agit pas d'une dispute entre l'Iran et l'Europe (…) ni d'une dispute sur les droits de l'Iran dans le cadre du TNP ». « C'est l'Iran qui a échoué à rétablir la confiance », puisqu'il a continué à « défier le Conseil des gouverneurs de l'AIEA en ignorant ses résolutions et en ne garantissant qu'une coopération partielle avec elle », ajoute la déclaration. Vendredi, le chef de la diplomatie britannique, Jack Straw, a promis l'étude de sanctions du Conseil de sécurité si l'Iran ne se met pas en conformité avec les exigences de l'AIEA, tout en assurant qu'il ne s'agirait nullement d'une action militaire.

Dès l'annonce de l'UE-3, Washington et Tokyo ont apporté leur « soutien total » à l'initiative. Par la voix du chef de la diplomatie, Sergueï Lavrov, la Russie, qui multiplie les signes d'impatience à l'encontre de Téhéran (l'Iran n'a montré qu'un enthousiasme limité à l'égard de sa proposition de délocaliser les activités d'enrichissement sur son sol), a laissé entendre qu'elle ne s'opposerait pas à un transfert du dossier iranien au Conseil de sécurité. Lundi, les directeurs politiques des ministères des Affaires étrangères de l'UE-3 et les experts de Javier Solana rencontreront à Londres des diplomates américains, chinois et russes pour préparer une réunion exceptionnelle du Conseil des gouverneurs de l'AIEA - fin janvier/début février restant l'échéance la plus probable. De source communautaire, Européens et Américains veulent se donner une quinzaine de jours pour « obtenir un large consensus au sein de la communauté internationale » sur l'opportunité d'une action décisive à l'encontre de l'Iran.

Sommaire

AU-DELÀ DE L'INFORMATION
JOURNEE POLITIQUE
INFORMATIONS GENERALES