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Bulletin Quotidien Europe N° 9109
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/grippe aviaire

L'UE ne prévoit pas de nouvelles mesures, sauf la prorogation de l'embargo sur les importations d'oiseaux - Mise en garde sur la Turquie

Bruxelles, 13/01/2006 (Agence Europe) - L'UE ne prévoit pas à ce stade de prendre de nouvelles mesures de protection contre la grippe aviaire qui continue de se propager en Turquie, où un troisième décès humain vient d'être confirmé (EUROPE n° 9106). Mais pour assurer la continuité de son dispositif, le Comité permanent pour la chaîne alimentaire et la santé animale devrait se prononcer la semaine prochaine pour la prorogation, de fin janvier à fin mai, de l'interdiction d'importer dans l'UE les oiseaux vivants (à l'exclusion des volailles) provenant de pays tiers, ainsi que de la décision imposant des mesures communautaires sanitaires avant d'autoriser les mouvements d'oiseaux vivants de compagnie (comme les perroquets) provenant de pays tiers accompagnant leur propriétaire (ces mesures avaient été imposées le 27 octobre 2005).

Dans les conclusions diffusées à l'issue de leur réunion du 12 janvier à Luxembourg, les coordinateurs des Etats membres pour la grippe et les représentants des Etats membres au sein du système d'alerte précoce estiment « approprié de renforcer la surveillance et le contrôle et de développer l'échange d'informations sur la grippe aviaire » entre les pays voisins de la Turquie. Les experts mettent ainsi en garde contre le risque d'une épidémie régionale à partir de la Turquie. Un risque endémique en Turquie a aussi été souligné par un responsable de la FAO, alors que 15 régions (selon les autorités), voire 27 (selon les médias) seraient touchées par l'épizootie. Après la découverte, mercredi, de foyers suspects en Roumanie, le ministre bulgare Nihat Kabil a lui aussi fait part de son inquiétude d'une éventuelle contamination venant de Turquie ou de Roumanie. Et l'Iran a décidé jeudi d'abattre 50 000 volailles dans sa région frontalière avec la Turquie.

A Luxembourg, les experts des Etats membres ont également préconisé le renforcement des campagnes de sensibilisation destinées aux éleveurs de volailles dont les animaux vivent à proximité des habitations. « L'évaluation globale, à ce stade, n'indique aucun changement dans le risque pour les humains », affirment leurs conclusions. Il s'agit toujours du virus H5N1 de la grippe aviaire, et les trois enfants morts en Turquie (sur 18 personnes contaminées) le sont des suites d'une infection provenant d'un contact avec l'animal. Si la transmission humaine reste pour l'instant exclue, le virus présent en Turquie présente la même mutation que ceux qui ont été isolés à Hong-Kong en 2003 et au Vietnam en 2005. Cette mutation favorise une meilleure fixation du virus sur les récepteurs des cellules humaines sans en modifier la nature. Selon les analyses du laboratoire européen de référence de Mill Hill au Royaume-Uni, les virus turcs restent sensibles aux médicaments antiviraux. Mais, comme le notait le Commissaire Markos Kyprianou vendredi devant la presse, cette évolution souligne encore une fois la nécessité d'intensifier la surveillance épidémiologique et de développer la recherche sur toutes les mutations virales et sur le comportement du virus aussi bien chez les animaux que chez l'homme. Le Commissaire a rappelé qu'une équipe d'experts européens va être envoyée en Turquie et il a évoqué la possibilité de débloquer un montant de 4 millions d'euros pour aider la Turquie, comme versement anticipé de crédits normalement programmés pour 2007. Le dossier est à l'examen chez le Commissaire Rehn.

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